Regards

Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Urgence !!!

Publié le mardi 30 janvier 2007 (par Dominique)

Je ne suis d'aucun parti politique.

La politique et tout ce qui l'entoure m'exaspère.

Mais je me sens TOTALEMENT concernée par le monde dans lequel je vis.

J'ai transmis en son temps à mes proches, et moins proches, les informations concernant le “Pacte Ecologique de Nicolas Hulot”, que je vous invite à lire, et peut-être à signer.
http://www.pacte-ecologique-2007.org/nicolas-hulot/

J'y ajoute aujourd'hui le “Pacte Pacifique”.
http://www.pacte-pacifique.fr/

La grande consultation nationale que représente les éléctions présidentielles 2007 en France, est le moment idéal pour faire entendre des voix qui habituellement sont discrètes.

Un vote, c'est le moyen de se faire entendre
et de tout tenter pour que notre avenir prenne une direction
plus en conformité avec nos besoins vitaux.

J'ai un besoin vital de Paix, de Santé, de Protection de mon environnement.
Personnellement je me sens responsable d'y contribuer.

Soyons pleinement acteur de notre avenir.

Autre aspect du maintien de la guerre en Irak

Publié le lundi 29 janvier 2007 (par Dominique)

À partir d'un article de Percy Kemp paru dans l'Orient-le-Jour - le jeudi 11 janvier 2007

Lire la suite

Pays civilisé ?

Publié le dimanche 7 janvier 2007 (par Dominique)

Comment qualifier une société, un pays, une économie qui sous prétexte de “croissance” des grands holding financiers, prive un nombre de plus en plus important de ses “habitants” d'un logement minimal décent ?

SDF - Canal Saint-Martin

Ces dernières années j'ai visité plusieurs pays d'Amérique latine. On ne peut vraiment pas dire que les péruviens, les mexicains ou les guatémaltèques vivent dans la prospérité et roulent sur l'or.

Dans tous ces pays j'ai pu constater le travail des enfants, qui sans être traumatisant ou avilissant, représente un revenu important pour les familles.

Je n'ai pratiquement pas vu de mendicité dans ces pays, mais des gens de tous âges qui cherchent par tous les moyens à gagner leur pain quotidien et qui y arrivent. Ils ont un toit, parfois très rudimentaire, mais un toit. Ils ne sont pas dans la rue.

Alors quand je vois de plus en plus de gens qui vivent dans les rues de nos villes, parce qu'ils n'ont plus de travail, ou bien qu'ils n'ont pas un salaire ou des conditions financières répondant aux exigences des propriétaires, qui ont de plus en plus peur de ne pas recevoir le payement des loyers, je suis atterrée et inquiète.

SDF - Canal Saint-Martin

Cette année, année de campagne présidentielle, nos politiques de tout poil s'emparent de la mort de trois SDF pour faire un grand “show”. En avant les bonnes résolutions, les paroles plus que politiquement correctes. Nous nageons en pleine démagogie !

Tous les ans, depuis plusieurs années, les journaux télévisés relayent l'information de la mort de plusieurs personnes mortes de froid dans la rue, l'hiver.
Ceux qui sont morts cette année vont faire avancer les choses car dans une campagne présidentielle agir pour les plus démunis ça fait chaud aux cœur de ceux qui ne voient pas plus loin.
Tant mieux pour tous ceux qui bénéficieront des “ces largesses pré-électorales”, mais cela donne envie de vomir.
Ceux qui sont morts dans les mêmes conditions les années passées n'ont malheureusement pas fait avancer les choses pour leurs semblables, faute d'enjeux électoraux.

La misère n'est intéressante que lorsqu'elle peut servir de tremplin vers le pouvoir.

Mais une fois au pouvoir, les miséreux sont vite oubliés.

Certains se souviendront peut-être qu'en 95, le candidat Jacques Chirac disait vouloir lutter contre la fracture sociale. Il s'interrogeait sur la possibilité de réquisitionner des logements. Cette éventualité, il l'a vite oubliée après son élection, ce qui lui permet, dans ses vœux pour 2007, de parler avec conviction et force du droit au logement !!!
Dans la même veine pré-électorale, les candidats les plus médiatisés vont se faire photographier se penchant sur le “drame” des sans-abri !!

On ose nous annoncer que seulement 7% des dons pour le tsunami ont été à ce jour distribués aux personnes pour qui les français se sont mobilisés, alors qu'un véritable drame humain se déroule sous nos yeux, dans nos rues. Il ne vient même pas à l'idée des politiques et des responsables sociaux, d'utiliser cette manne pour faire en sorte que des gens ne meurent pas sans secours sous nos fenêtres !

Oui cela me révolte.
Tant de bêtise, d'aveuglement sont impardonnables et inadmissibles.

C'est bien joli de délocaliser pour produire à moindre coût.
Mais y'a-t-il seulement un de ces dirigeants qui soit capable, dans sa petite tête de rond de cuir, d'être conscient que bientôt il n'y aura que 10% de la population qui pourra s'offrir les produits venant de loin à bas prix ?
Sans travail, pas de salaire, pas de logement, pas de consommation. CQFD !!
Mais c'est un paramètre qui ne rentre jamais dans leurs calculs.
Eux, ne connaissent pas les fins de mois difficiles.

C'est un calcul élémentaire, mais qui ne rentre pas dans les réflexions de tous nos chefs d'entreprise, dont la plupart ne connaissent pas le prix du pain.
Beaucoup ont même le culot de nier l'inflation liée à la mise en place de l'euro.
Nous vivons tous en France, en Allemagne, ou en Belgique, mais il y a deux catégories : ceux qui n'ont rien senti, et ceux qui sont touchés de plein fouet.
Il n'y a aucune communication, ni compréhension entre ces deux catégories.

Et squrtout il y a la masse de mensonges éhontés qui nous est servi à chaque journal télévisé.
Qui cherche-t-on à convaincre que tout va bien, que nos dirigeants, ou ceux qui postulent, sont responsables, respectueux de leurs congénères, et que notre société est en pleine embélie !!!

Notre société marche sur la tête.
Ses enfants qui ont été nourris, mais pas élevés, pas éduqués, abreuvés de séries policières et gavés de jeux vidéo, ne font plus la distinction entre le virtuel et le réel. Ils tuent sans états d'âme, pour rien, pour un mot de travers.

Ses adultes sont démunis, déboussolés, en perte de repère, n'ont plus de place dans la société, mais ils continuent à faire des enfants !!

SDF - Canal Saint-Martin

Les “Enfants de Don Quichotte” n'ont pas fini de travailler, comme les “Restos du Cœur” de Coluche...
Est-ce normal de priver les gens de travail, donc de revenus et ensuite de les assister ?

Les illustrations ont été glanées sur le web depuis Google

Quand Internet vient au secours de la Vie

Publié le samedi 6 janvier 2007 (par Dominique)

Information d'après un article paru le 5 janvier 2007 à 20h10, sur le site de Radio canada.

Lire la suite

Impressions mexicaines

Publié le mardi 2 janvier 2007 (par Dominique)

Trois semaines de circuit au Mexique m'ont permis de découvrir Mexico, la région de Taxco, la côte pacifique, le Chiapas, et la côte caraïbe.

Mexique - Palenque
Le site de Palenque

Petit groupe de 8 personnes, jouïssant une certaine liberté de mouvements, nous n'étions pas assujettis à fonctionner obligatoirement tous ensemble ce qui permet de mieux se fondre dans la vie locale et de rencontrer les autochtones plus directement.

Autant j'ai apprécié la gentillesse, la disponibilité, l'amabilité des péruviens, autant cette fois j'ai regretté le manque de courtoisie, la vénalité et la paresse des mexicains.

Ce regard peut paraître dur et subjectif, mais c'est ce que j'ai vécu.
Les Mexicains que j'ai rencontrés, sont très “américanisés” dans leurs fonctionnements.
Les USA sont très proches géographiquement, et, même s'ils critiquent beaucoup les Américains, ils rêvent de vivre comme eux.
Pour gagner de quoi nourrir leur famille, un certain nombre de mexicains vont travailler, ou plutôt se vendent comme main d'œuvre bon marché, plusieurs mois dans des grandes plantations des USA. Au retour, souvent ils construisent des maisons sur les critères américains quand aux matériaux, aux modèles architecturaux, aux dimensions très différentes des modèles ancestraux mexicains. De ce fait ils deviennent totalement inadaptés à leur environnement.
Les maisons ancestrales étaient construites selon des critères correspondants au climat, elles étaient petites, certes, mais parfaitement adaptées. Du coup, et c'est bien fait, ils gèlent en hiver et crèvent de chaleur en été ! Mais ils ont une maison qui se remarque ! Dommage pour les familles... dommage aussi pour l'environnement. S'ils s'étaient contenté d'améliorer les maisons existantes pour les rendre plus agréables à vivre, cela aurait été beaucoup plus malin.

Ils sirotent à longueur de journée des “fanta”, des “coca-cola”, des glaces, sur le modèle américain. Dans les régions traversées j'ai constaté qu'ils mangent, ou plutôt grignotent toute la journée. Les employés du bâtiment ne mangent pratiquement pas, mais boivent toute la journée des sodas. Ce n'est pas cher, éventuellement dopant avec la caféine du coca et le sucre omniprésent dans toutes ces boissons. L'alimentation est totalement déséquilibrée, d'où une propension à l'obésité impressionnante dès le plus jeune âge au Mexique comme aux USA.

Plusieurs fois nous avons été confrontés dans une auberge, un petit hôtel, à l'inertie ou la nonchalance plus que caractérisée. Personne ne bouge, les préposés sont devant l'ordinateur ou la télévision. Quand vous avez réussi à obtenir la clé de la chambre que vous aviez réservée - et là vous avez beaucoup de chance, c'est extrêmement rare d'obtenir exactement ce que vous aviez réservé !! - personne ne bouge pour vous donner un coup de main, il vous regardent grimper vos bagages tranquillement. Je ne parle pas de petits hôtels miteux mais d'hôtels établis à 2 ou 3 étoiles dans les guides touristiques. Donc ceux qui se situent au milieu. Nous nous sommes d'ailleurs demandé si les auberges ou petits hôtels n'auraient pas été plus sympathiques...

Beaucoup d'hôtels même récents n'ont pas d'ascenseurs, vu le nombre d'étages et de chambres, ce serait une bonne idée. La tuyauterie est souvent défectueuse, mal entretenue, mal réparée. Vous signalez le manque d'eau chaude, ils s'en fichent complètement, rien n'est modifié sur plusieurs jours. Nous sommes descendus dans des hôtels de moyenne catégorie, pas des auberges de jeunesse...

Je ne parle pas que de Mexico, mais aussi du Chiapas, du Yucatan, de la région de Taxco, d'Oaxaca, où j'ai malheureusement fait le même constat dans toutes ces régions.

Le seul endroit où les hôteliers ont été gentils, aimables, courtois et cherchaient vraiment à faire plaisir, c'est dans une toute petite station “Puerto Angel” sur la côte pacifique en dessous d'Oaxaca. Là, j'ai rencontré des Mexicains adorables. Ça faisait tout drôle. Cela existe heureusement. Cette petite station balnéaire est une oasis de gentillesse que nous avons beaucoup apprécié.

Mexique - Puerto Angel
La plage de Puerto Angel

Dans le métro à Mexico, ils sont complètement fous. Ils vous piétinent pour rentrer dans la rame ou en sortir. Ils vous bousculent, vous rentrent dedans dans les couloirs, s'ils trouvent que vous n'allez pas assez vite. Les mains baladeuses pour vous piquer le porte-monnaie sont nombreuses. On ne peut pas dire qu'on se sente vraiment en sécurité. Le métro parisien n'est pas agréable mais là c'est vraiment infernal.

Dans les restaurants vous avez l'impression de les déranger quand vous demandez des précisions sur la composition des plats, ce qui paraît normal quand on est étranger au pays et qu'on essaye de découvrir la cuisine locale. Quand vient l'heure de l'addition, vous avez intérêt à recompter et vérifier qu'elle correspond à ce que vous avez réellement mangé. Nous avons rencontré systématiquement des problèmes. au bout du compte nous avions décidé de régler chacun notre note, cela ne leur convenait pas non plus.

Un conseil majeur : présentez vous au restaurant autour de 19h maximum.
Les mexicains mangent très tôt et quand vous vous pointez à 20h, ils ont déjà éteint les fourneaux et nettoyé la cuisine. Donc même pour 10 personnes, ils ne prennent pas.
Un sens du commerce inhabituel !!
Cela nous est arrivé dans plusieurs villes tout au long du séjour.

C'est d'autant plus étonnant, pour nous européens, qui avons tendance à les assimiler aux espagnols qui, eux, mangent tard. En tout cas cela ne m'est jamais arrivé au Pérou. Je n'ai jamais vu un aubergiste refuser 10 couverts ! Au contraire j'en ai vu ré-ouvrir !

Les commerçants et les vendeurs de souvenirs ne sont pas plus sympathiques. Si vous ne comprenez pas bien les prix qu'ils vous disent car prix aucun n'est écrit, particulièrement autour des sites archéologiques comme Téotilhuacan, c'est tant pis pour vous. Au Pérou, ils vous écrivaient le montant dans le sable, dans la terre ou sur un papier. Là, bernique, débrouille-toi. Le fait d'être étranger n'arrange rien, ils ne font aucun effort pour que vous les compreniez. Ils n'hésitent pas à vous dire une somme et à la modifier quand vous payez. Bien sûr en l'augmentant. Je n'ai pas été la seule à tout leur laisser sur l'étalage.

L'artisanat est souvent médiocre, grossier et à des prix corrects, quand il est de belle facture, il est hors de prix. Cela ne donne pas envie d'acheter. C'est dommage car à Oaxaca l'artisanat de l'argent est souvent de qualité, et les prix pas vraiment justifié. C'est un problème récurent dans les villes touristiques, et encore plus marqué dans les lieux très visités par les américains comme dans le yucatan. Seul les marchés de Taxo et de Oaxaca proposent des articles d'artisanat à des prix normaux, corrects. J'ai regretté de ne pas avoir fait l'ensemble de mes achats sur ces deux marchés, mais c'était au début du séjour.

Mexique - Pièce d'artisanat huichicol
Pièce d'artisanat huichicol - Musée d'Antropologie de Mexico

Au Pérou on voit les gens fabriquer, peindre, tisser, tricoter.
Vous achetez ce qu'ils fabriquent sous vos yeux. Au Mexique c'est très rare de voir des artisans travailler. Presque uniquement dans les centre artisanaux de tissage comme autour d'Oxaraca ou encore de San Cristobald de Las Cazas. Mais là vous aurez droit à “des prix européens, voire américains” !! Donc vous n'achetez pas ou très peu car c'est 10 fois le prix. A côté de cela les vrais artisans ne sont pas payés correctement.
Beaucoup d'objets sont manufacturées ou exécutés dans des ateliers importants. Celui qui vend n'est qu'un commerçant.


Mexique - Playa del Carmen
L'artisanat à Playa del Carmen

Les paysages de ces régions du Mexique sont jolis mais ce sont pour moi surtout les vestiges des civilisations Maya, Aztèque, Zapotèque, Toltèque qui sont impressionnants et font que ce voyage apporte, au bout du compte quelque chose d'unique.
Le nombre et la diversité des sites archéologiques dont beaucoup n'ont encore révélé que très peu de leurs mystères, de leurs trésors, et de leurs édifices est fascinant. Il reste énormément à découvrir encore aujourd'hui.

En règle générale les accès aux sites sont très pratiques, vastes, avec des panneaux indicateurs résumant les éléments essentiels. Très souvent les pièces fragiles, les sculptures, les bas-reliefs, les poteries, les offrandes, originales sont rassemblés dans des musées très bien organisés, agréable à visiter. Les pièces parfaitement présentées. Sur les sites eux-mêmes, nous voyons des reproductions de très bonne qualité à la place des pièces originales.

La visite des sites et des musées est un pur bonheur.
Pour l'amateur d'art, c'est le paradis !
Ils sont vastes, bien entretenus et selon la période où vous les visitez il n'y a pas trop de monde.
Le bémol, c'est la présence sur les sites eux-mêmes d'une quantité inacceptable de vendeurs de souvenirs...
A Chichen Itza c'est impressionnant. Nous étions arrivé à l'ouverture du site très peu étaient installés, mais à la fin de la visite, le site était littéralement envahi.

Un autre attrait du Mexique : les côtes, pacifique, caraïbes et golfe du Mexique.
La mer des caraïbes avec son eau turquoise et ses poissons multicolores au milieu des coraux laisse un souvenir impérissable.
La côte pacifique par endroit fait penser très fortement à la Bretagne.
Le golfe du Mexique a eu moins d'attrait pour moi, mais je n'y ai pas séjourné. Je n'aime pas rester sur la plage toute la journée. De ce fait cela perd vite de son intérêt.

La cuisine mexicaine n'est pas exceptionnelle, mais souvent agréable, à condition d'aimer le maïs et de se méfier des sauces particulièrement relevées, souvent trop piquantes pour moi. Mais les goûts ne se discutent pas il suffit de goûter modérément et de s'adapter.
Entre les tortas, les tortillas, les enquelladas, il y a beaucoup de galettes et de crêpes de maïs.
Beaucoup de sauces : les molle negro, molle verde, molle rogo à base de piments et poivrons divers et variés. La plus part sont très fort, très piquants, finalement ça vous arrache la bouche et les aliments n'ont plus aucun goût.
Le seul que j'ai vraiment apprécié est le molle negro à base de chocolat et piments.

La bière est très bonne et fruitée. Personnellement j'ai préféré la bière Sol à la Corona. Elle est plus légère, moins amère et très raffraîchissante. Les vins locaux ne sont pas extraordinaires, mais ça change. Ils sont un peu dur au palais.

Dans les rues on trouve des “roulantes”, proposant des frites à la française, des chips faites dans l'instant, des chouros et surtout des gobelets avec des morceaux de fruits frais coupés. C'est très pratique, pas cher, de bonne qualité.
Ils mettent dans des grands gobelets des morceaux d'ananas, bananes, papayes, mangues, melons, pastèques, c'est délicieux, nourrissant et rafraichissant. Nous en avons tous fait des orgies !! Ça manque vraiment au retour, tout comme les jus d'oranges fraichement cueillies. Ils sont délicieux alors que les oranges sont d'apparence toutes moches, un peu vertes, dans leurs charriots.

Mexique - Oaxaca
Cornets de morceaux de fruits frais à Oxaca

Peu de photos pour ce billet de voyage, je les réserves pour des billets plus ciblés qui seront progressivement être mis en ligne. Une galerie de photos est en cours pour compléter le blog.

Le mois de mars est une bonne période, car il n'y a pas trop de tourisme.
C'est juste avant leurs vacances scolaires qui commencent à Pâques. Et c'est encore la saison sèche.

J'ai trouvé ce pays difficile à vivre. Je ne suis pas vraiment sentie en sécurité non plus.
Mais j'ai constaté aussi de grandes difficultés sur de nombreux points.

Il y a un très gros problème au niveau de l'eau potable, les réserves s'épuisent. Elles sont très mal utilisées et certains gros propriétaires terriens, exploitants agricoles ou éleveurs, la gaspillent de façon éhontée. Ceux qui en sont conscients sont très inquiets, mais ils ne sont malheureusement pas écoutés. Les enjeux politiques sont importants...

Il y a pour moi aussi fondamentalement un problème au niveau de l'éducation de la population qui n'a pas le sens de ses responsabilités au niveau de l'environnement, de la propreté des villes. Il y a des ordures tout le long des routes. Quand on interroge des habitants ou des responsables, ils expliquent que rien n'est véritablement organisé pour les ramassages et le recyclage des ordures.

Un grand pays où il y a beaucoup à faire...

J'aimerai visiter le nord du Mexique, les régions de montagne moins touristiques pour rencontrer d'autres gens.
Si je retourne au Mexique ce sera dans ce but avec un détour à Mexico pour re-visiter tranquillement le musée archéologique qui est superbe.

J'ai nettement préféré le Chiapas, qui m'a donné envie de visiter le Guatemala, et j'ai au bout du compte préféré le Guatemala, même si c'est un pays très difficile et où les étrangers sont tolérés mais jamais intégrés.

Cette approche du Mexique est à prendre par le lecteur occasionnel comme le récit d'une expérience de vie que je souhaitais partager.
Vous aurez peut-être vécu autre chose et je vous le souhaite.
Je vous demande toutefois d'accepter que ce qui est décrit ici existe aussi.
En voyage souvent on cherche à retenir ce qui nous a plu et à oublier le reste.
Dans tous les pays traversés ou visités il y a des petits désagréments.
Au Mexique le nombre des petits désagréments a été pour moi trop important pour les passer sous silence. C'est au quotidien que les choses désagréables se sont présentées, dès le début du séjour... Sauf dans le Chiapas... mais ce n'est plus tout à fait Mexique, j'ai pu m'en rendre compte très facilement en visitant peu de mois après le Guatemala.

Le Mexique est un pays que j'ai trouvé très dur et qui reste pour moi - dans ce que j'en ai vu - peu accueillant dans son ensemble si je compare aux expériences vécues en Bolivie, Equateur, Guatemala ou Pérou.

Le Pérou

Publié le mardi 2 janvier 2007 (par Dominique)

C'est le premier pays d'Amérique Latine que j'ai visité.

Il reste après le Mexique et le Guatemala, que j'ai découverts ensuite, celui qui garde ma préférence, en premier lieu par la diversité des paysages et en second la gentillesse des péruviens.

Pérou - Cordillère Blanche
La Cordillère Blanche

Ce pays, vaste comme deux fois la superficie de la France, offre des paysages totalement différents selon que vous longez le Pacifique par endroits complètement désertique ; d'autres sont chargés d'histoire comme dans la région de Trujillio au nord ; que vous circuliez entre la cordillère blanche - avec ses sommets majestueux enneigés comme le “Huandoy” culminant à 6300 m,- et la cordillère noire en face, d'où sont extraits des minéraux comme : cuivre, zinc, argent... ; et de l'or bien sûr, dans la région de Caraz, Huaraz, vallée synonyme de douceur de vivre avec un climat à 22° pratiquement toute l'année qui apporte à profusion oranges, citrons, pêches, avocats, mangues, asperges, aubergines... d'une saveur sans pareille ; ou plus au sud la vallée sacrée des Incas avec le mystérieux Machu Pichu, le lac Titicaca et l'ancienne capitale Cuzco.

Les péruviens sont très accueillants particulièrement avec les français. Ils sont gais, ouverts, toujours en activité.

Leurs costumes très colorés et leur joie de vivre font souvent oublier la misère ou le dénuement dans lequel ils vivent.
Ils mènent une vie simple en accord avec la nature et dans un rythme naturel.

Pérou - Chivay
Tissage à Chivay, village à l'entrée du canon de la Colca

Leur authenticité et la pérennité des traditions vivantes encore aujourd'hui, sans pour autant faire l'impasse du monde moderne, permettent d'envisager d'autres modes de vie plus proches des rythmes de la terre et de nos rythmes biologiques.
Une population moins dense rend pour moi la vie plus agréable, à échelle “humaine” gérable.


Rien dans ce voyage n'est venu me choquer. Rien ne m'a déplu, même si la capitale Lima est très grise dans la saison sèche et que les bidonvilles aux abords de la grande cité montrent que tout ne va pas bien.

La confrontation à une vie souvent très rude, dans la poussière est déconcertante pour nous, occidentaux.
Le confort est plus que rudimentaire dans de nombreuses régions, mais les gens sont cohérents. Ils ont les enfants qu'ils peuvent nourrir, ils travaillent dur, tout en sachant profiter d'un moment au soleil avant la tombée de la nuit en discutant avec les voisins ou amis.

Malgré ce côté rudimentaire, c'est un pays où je m'installerai volontiers.
J'y ai trouvé un accord avec la terre qui me manque en France et en dans nos sociétés dites civilisées.

Au regard de nos sociétés de consommation, de confort et de progrès, il est certain que le système de santé au Pérou n'a rien à avoir avec ce que nous connaissons, il est très insuffisant quand il n'est pas inexistant selon les contrées.
La police est corrompue comme dans de nombreux pays d'Amérique latine, mais nettement moins qu'au Mexique !!!,
Dans les grandes villes les picpockets sont à l'œuvre, mais cela nous l'avons aussi chez nous.

Je ne nierai pas ces inconvénients.

Il y a aussi des risques importants de tremblements de terre.

Les sommets enneigés voient depuis 10 ans une diminution inquiétante des neiges éternelles. Il y a 10 ans elles descendaient à 4500 m, maintenant on ne les trouve qu'à partir de 5500m. Cela pose beaucoup d'interrogations et d'inquiétude concernant les réserves d'eau et donc aussi l'avenir des cultures et de la vie tout simplement.

Le dernier point “délicat”, pour une française : la nourriture.
Il est inutile de parler “gastronomie”, ce secteur n'est pas transcendant, elle est peu variée. Du riz à tous les repas et ce riz n'est pas extra. Il ne vaut franchement pas les rizs asiatiques. Mais les “céviches” aux poissons et fruits de mer en marinade, les poissons grillés “a la plancha”, le long du pacifique, les avocats - qui sont de très loin - les meilleurs que je n'ai jamais mangés, et les plats à base de “quinoa” - une céréale qui pousse sur les hauts plateaux - feront bien l'affaire.
J'ai peu apprécié les viandes de cochons d'inde et d'alpagas ou de lamas.

Le pays lui-même offre une multitude de centres d'intérêts.
Je n'en ai visité qu'une petite part en trois semaines bien remplies.

Bien sûr il y a le passage obligé dans la région de l'URUBAMBA vallée sacrée des incas, avec le mystérieux Machu Pichu émergeant de la brume au petit matin, après le voyage en train depuis Cuzco, l'ancienne capitale de l'empire incas.

Pérou - Machu Pichu
Le Machu Pichu

Le Lac Titicaca avec ses iles d'Uros, Taquile, Amantani, où nous avons l'impression de vivre à une toute autre époque.

Aréquipa, une ville très animée, où la visite du couvent Santa Catalina mérite à lui seul une journée de visite. L'artisanat est très varié et dans cette ville il est à des prix très accessibles.

Pérou - Santa Catalina
La zone “rouge” du Couvent de Santa Catalina

La région centrale avec les mystérieuses pistes de Nazca, dont le sens n'a pas encore été élucidé à ce jour, malgré les décénies passées à les arpenter par Maria Reiche ; la mer d'oliviers surprenante à Ica ; la petite station balnéaire de Puerto Inca qui fait penser à la Bretagne ; les “Galapagos péruviennes” ou les Iles Ballestas qui permettent d'approcher une multitude d'espèces d'oiseaux et des otaries très joueuses ; la presqu'île de Paracas dont la cathédrale crayeuse évoque les falaises d'Etretat ; Lima capitale actuelle qui offre une architecture très variée, un patrimoine colonial important et bien entretenu ; la Cordillère Blanche, véritable paradis des montagnards au sommets enneigés majestueux, au lacs bleu turquoise à 4500 m d'altitude ; Trujillio, très colorée proche de la célèbre cité de l'empire Chimu : Chan Chan ; Cajamarca, la ville où c'est cellé la chute de l'empire Incas ; le grandiose Canyon de la Colca entre Chivay et Cabanaconde..

Pérou - Canon Colca
Canyon de la Colca

Un pays riche en contrastes, haut en couleurs, et d'une beauté qui souvent coupe le souffle.
Tout y est grand,vaste, surprenant.

Un pays qu'on a jamais fini de découvrir.
En tout cas c'est ce que je ressents.

Il n'est pas envahit par les touristes sauf la région du Machu Pichu.
Cela est en partie dû au fait que la vie est concentrée sur les hauts plateaux à partir de 2.000 m jusqu'à des 4.500 m, beaucoup de personnes ont du mal à supporter ces altitudes, cequi limite naturellement le tourisme de masse.
Chaque région a conservé son identité. Cela est visible dans les rues et sur les chemins.
Hommes et femmes portent aujourd'hui encore leurs costumes traditionnels, très colorés, décorés de broderies. Il n'y a que dans les grandes villes comme à Lima, où cela est voie de disparition.

Une grande partie de l'artisanat qui vous est proposé à travers le pays est le fruit de techniques ancestrales sortant des mains des femmes ou des hommes qui tissent, tricotent une partie de leur temps de libre.

De nombreuses fêtes traditionnelles, en parallèle avec les fêtes religieuses, sont aujourd'hui encore célébrées.
L'Inti Raymi était la grande fête du Soleil de l'empire Incas, le 24 juin - pour le solstice d'hiver (nous sommes dans l'hémisphère sud et les saisons sont inversées). Pendant toute la période de colonisation elle a été interdite. Elle a été réintroduite en 1944, tout comme la fête de l'“Ajha Raymi”, fête de la chicha.
L'Inti Raymi ne rime pas à grand chose, les péruviens en profitent pour se rassembler en famille sur l'immense site qui surplombe Cuzco : “Saqsaywaman”. Sur l'esplanade de Chuikipampa où vont se dérouler une succession de danses et de chants.

Cette période du solstice est très importante pour eux et donne lieu à de nombreuses célébrations à travers le pays dans les jours qui entourent cette date.

Les Péruviens ont gardé un attachement profond et sincère à la Terre Mère - Patcha Mama - qui vient du fond des âges et rejoint celui des amérindiens d'Amérique du nord. Il rendent hommage à cette terre qui les nourrit et qui leur est confiée. Ils ont conscience d'en être les gardiens, les dépositaires d'un bien inestimable qu'ils ont la responsabilité de transmettre en bon état à leurs enfants.

Voilà tout ce qui fait mon attirance pour ce pays.

Au fil des semaines je vous proposerai des visites plus détaillées des villes ou sites qui m'ont marquée avec bien sûr des photos.

Carnets de Voyages

Publié le mardi 2 janvier 2007 (par Dominique)

Avec la nouvelle année naissante et un peu plus de temps pour nourrir ce blog, je vais enfin ouvrir la rubrique “carnets de voyages”.

Cette rubrique est d'ailleurs une des motivations profondes de la création de ce blog.

En plus du désir de partager des informations, des textes ou des points de vues sur notre vie terrestre, j'ai envie depuis plusieurs mois de partager mes impressions de voyages.

Plus particulièrement ceux qui m'ont entrainée en Amérique latine.
Je ne parle pas espagnol.
J'ai toujours été fascinée par les civilisations Mayas et Incas.
Ce n'est pas la même chose de lire des récits ou des histoires, de voir des beaux livres illustrés par de grands reporters ou photographes et être dans le paysage !!!

Dans les jours et semaines à venir, je vous entrainerai à la découverte du pérou, du Mexique et du Guatemala.

A très bientôt...

L'an neuf

Publié le mardi 2 janvier 2007 (par Dominique)

Illustration Dominique de Mestral - “Lettres à l'intime de soi” de Jacques Salomé

2006 s'en est allé...

L'an neuf est sorti de l'œuf, 2007 est arrivé tout ébouriffé,
avec grand fracas dans le nord de la France.

En ce début d'année
je souhaite à tous ceux qui viendront surfer sur mon blog,
une année pleine de Joies, de Rencontres, de Partages, de Projets,
de Réalisations, de Santé, d'Abondance et de Bonheur.

Développons
Force Morale,
Joie de l'Etre,
Confiance dans la Vie,
Sérénité en toutes circonstances.
Paix au plus profond de soi,
pour avancer au milieu du tumulte
de ce monde en peline muration sans être perturbés ou blessés
par les tempêtes et mouvements
divers et variés qui parsèment notre route.

Tout est en nous.
Puisons dans nos ressources profondes
La Lumière de l'Être.
Rayonnons la Joie et la Vie
tout autour de nous.
Apportons la Paix et la Beauté,
dans la réalisation de Projets utiles à tous,
dans le respect de la Terre Mère
qui nous accueille et nous nourrit.

Belle et Bonne Année à TOUS


Dessin de Dominique de Mestrall pour “Lettres à l'intime de soi” de Jacques Salomé - Albin Michel