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Bolivie, une communauté quechua obtient la nationalisation d'un projet minier

Publié le jeudi 26 juillet 2012 (par Dominique)

Alors des habitants de Cajamarca au Pérou continue de se manifester leur colère face à une exploitation minière et de recevoir des soutiens de France, d'Espagne et d'autres pays, Evo Moralès le président Bolivien, a accepté le 8 juillet d'annuler la concession de South American Silver, entreprise canadienne, qui avait obtenu la concession minière en 2007 sur la mine de Mallku Khota, dans le sud du pays.

Evo Moralès et les comités locaux
Evo Moralès signature avec les comités locaux


Depuis plusieurs mois les populations indigènes locales de Sacaca et Charcas manifestaient leur opposition à ce projet à cause de l'impact catastrophique sur l'environnement, en particulier un risque majeur de pollution de ses réserves d’eau.

Mais il y avait aussi un conflit entre deux communautés indigènes, l'une souhaitant la poursuite de l'exploitation par les canadiens et l'autre réclamant la nationalisation de la future mine et en mettant en avant les questions environnementales qui s'appuient sur une réalité. Les neiges sont beaucoup moins abondantes que par le passé, les neiges “éternelles” régressent notablement depuis dix ans, ce qui génère une inquiétude concernant une éventuelle diminution de l'approvisionnement en eau.

Outre les pollutions environnementales liés aux extractions minières, les communautés indigènes ne sont plus du tout d'accord pour accepter que leurs ressources soient exploitées par d'autres pays. Ils réclament la nationalisation des installations, des mines... et le retrait des entreprises étrangères. Ils veulent tout simplement reprendre les rênes de leur pays et de leur économie en main.

South American Silver, mettait en avant les gains importants à venir pour la Bolivie, le pays le plus pauvre du continent sud-américain, à l'observation des analyses des sols qu'ils ont faites, indiquant que le site contiendrait entre 140 et 230 millions d’onces d'argent, ce qui en ferait l’un des plus importants gisements du monde, et entre 1.000 et 1.500 tonnes d'indium, un métal qui est notamment utilisé dans les écrans plats de type LCD.

Retrait des patrouilles policières à Mallku-khota
Retrait des patrouilles policières à Mallku-khota


Après une semaine de conflit une communauté quechua avait fini par prendre en otage six techniciens employés de South American Silver et un policier. Trois d'entre eux avaient réussi à s'enfuir profitant du manque de vigilance des villageois, les 4 autres ont été relâchés dès la signature de l'accord par le gouvernement.

La communauté indigène de Mallku Khota a réussi à obtenir satisfaction sur ses demandes essentielles :
  • Pas de poursuites judiciaires contre les preneurs d’otages,
  • indemnisation financière pour la famille d'un paysan, Joseph Mamani Sullka ayllu, tué lors des affrontements avec la police
  • le départ prochain de South American Silver.
La question est de savoir si les boliviens auront les moyens financiers et technologiques pour exploiter ces mines valablement sans polluer l'environnement.
L'exploitation de la mine nécessite une technologie spécialisée pour une bonne extraction des minerais.
Le président de la compagnie Mallku Khota, Malbran Felipe, a répondu qu'il avait prévu des investissements de 1.000 millions de dollars pour démarrer le projet d'exploitation minière.


Sources de cet article :
www.rfi.fr
La radio del Sur
la-razon.com
eju.tv

Etat d'urgence à Cajamarca, au Pérou

Publié le mercredi 25 juillet 2012 (par Dominique)

Ollanta Humala, le président du Pérou élu en 2011, avait revendiqué lors de son investiture un nouveau socialisme, avec des objectifs comme :
  • la nationalisation des principales ressources du pays (gaz, mines, pétrole…),
  • la volonté de réduire considérablement la mainmise de l'oligarchie et des entrepreneurs nord-américains, israéliens et chiliens,
  • le projet de la mise en place d'une nouvelle constitution.

Il avait aussi promis de protéger les citoyens des nombreux effets négatifs de l'industrie minière très présente sur le territoire péruvien.

Le gouvernement d'Ollanta Humala a autorisé la mise en œuvre du projet Conga autorisant l'entreprise Minera Yanacocha de procéder à une extension de sa mine en bafouant les droits fondamentaux garantis aux populations par la Constitution péruvienne, à savoir qu'elle donne le droit au peuple péruvien de décider de son avenir.

Les évènements violents et les affrontements avec les forces de l'ordre récurants depuis plusieurs mois dans la province de Cajamarca, au nord du pays, montrent que ce président ne tient pas ses promesses.

La population, très consciente des dégâts environnementaux dû à l'exploitation minière, réclame un référendum sur ce projet depuis décembre 2011 sans résultats.
Devant le refus de la part du gouvernement elle s'est mise en grève générale depuis le 31 mai 2012.

L'extension des activités minières provoquera le tarissement de quatre grands lacs, privera la population de son eau à Cajamarca et encore plus grave empoisonnera les nappes phréatiques au cyanure et aux métaux lourds. Les conséquences pour la régions sont dramatiques.

Le président Ollanta Humala a décrété ces derniers jours l'état d'urgence dans les trois provinces de Cajamarca, Celendín et Hualgayoc. Les manifestants pacifiques ont été réprimé avec une grande violence : cinq personnes, dont deux mineures (moins de 18 ans) ont été abattues par les policiers, on déplore parallèlement de nombreux blessés graves et des arrestations arbitraires.

Lors des affrontements Marco Arana, un activiste très connu pour la protection de l'environnement et le respect des droits de l'homme, qui de plus a toujours milité pour ses idéaux de manière pacifique, a été grièvement blessé lors de son arrestation.

Les gens descendent dans la rue, par familles entières : femmes, enfants, personnes âgées, surtout les catégories les plus pauvres car la situation est devenue intolérable.
Ils n'ont accès à l'eau que deux heures par jour et dans certains quartiers, l'eau fait défaut des semaines pendant des semaines, ce qui rend la vie impossible, et touche aussi le tourisme qui a un rôle économique important dans cette région.

Comme quoi l'élection d'un Andin issu d'une fratrie de 7 enfants à la tête d'un pays, ne suffit pas à garantir la préservation des droits fondamentaux d'une population !!

Facundo Cabral assassiné

Publié le dimanche 10 juillet 2011 (par Dominique)

Facundo Cabral, célèbre chanteur argentin, en tournée au Guatemala a été assassiné dans une embuscade planifiée - selon les autorités guatemaltèques -, sur le chemin de l'aéroport de Guatemala Ciudad, le 9 juillet.

Facundo Cabral
Facundo Cabral - photo du web


Né le 22 mai 1937 à la Plata, au sud de Buenos Aires, il était âgé de 74 ans.
C'était un nomade qui se déplaçait d'hôtel en hôtel - “autrement, on accumule des choses”, disait-il.
Amoureux de la vie, il disait en pensant à la mort qu'elle est “comme un espace magique”.
Le jour de ma mort, une milonga (danse populaire argentine) vaudra mieux qu’une bougie pour me veiller”, disait Facundo Cabral.

À huit ans abandonné par son père avec sa mère et ses 5 frères et sœurs, la famille s'installe en terre de feu. Il quitte très tôt le domicile familial pour survivre grâce à de multiples petits boulots. En 1959, il travaillait dans un hôtel de Mar del Plata, le patron lui demande de chanter pour divertir les clients. Il alors tire son inspiration d'Atahualpa Yupanqui et José Larralde, puis très vite il adopte un style personnel dans lequel se mêlent critique sociale, poésie et inspiration.

Il grave ses premiers disques sous le pseudonyme d'El Indio Gasparino sans remporter un grand succès jusqu'à l'écriture de “No soy de aqui, ni soy de alla(Je ne suis ni d'ici, ni d'ailleurs), qui sera connue dans le monde entier, reprise en neuf langues dont certaines versions par des artistes reconnus : Neil Diamond, Pedro Vargas et Julio Iglesias.

En 1976, poursuivi par la dictature militaire sous le régime de Pinochet, il s'exile, comme l'autre chanteur argentin Jaïro. Facundo Cabral choisit Mexique où il continue sa carrière. En 1996 il est nommé “messager mondial de la paix” par l'Unesco.

Facundo Cabral est l'auteur d'une dizaine de livres dont un recueil d'entretien avec l'écrivain argentin Jorge Luis Borges.

No soy de aqui, ni soy de alla

Me gusta el mar y la mujer cuando llora
las golondrinas y las malas señoras
saltar balcones y abrir las ventanas
y las muchachas en abril

Me gusta el vino tanto como las flores
y los amantes, pero no los señores
me encanta ser amigo de los ladrones
y las canciones en francés

No soy de aquí, ni soy de allá
no tengo edad, ni porvenir
y ser feliz es mi color
de identidad

Me gusta estar tirado siempre en la arena
y en bicicleta perseguir a Manuela
y todo el tiempo para ver las estrellas
con la María en el trigal

No soy de aquí, ni soy de allá
no tengo edad, ni porvenir
y ser feliz es mi color
de identidad




Je ne suis ni d'ici, ni d'ailleurs (traduction)

J'aime la mer et les femmes quand elles pleurent,
Les hirondelles, les gourgandines
Sauter des balcons et ouvrir les fenêtres
Et les filles en avril

J'aime le vent autant que les fleurs
Et les amants, mais pas les messieurs
Il me plaît d'être l'ami des voleurs
Et des chansons en français

Je ne suis ni d'ici, ni d'ailleurs
Je n'ai pas d'âge, ni d'avenir
Etre heureux est la couleur
De mon identité

J'ai toujours aimé m'abandonner sur le sable
et poursuivre Manuela en bicyclette
et tout le temps de regarder les étoiles
avec Marie dans le champ de blé

Je ne suis ni d'ici, ni d'ailleurs
Je n'ai pas d'âge, ni d'avenir
Etre heureux est la couleur
De mon identité

Texte et musique de Facundo Cabral


Rigoberta Menchu, figure importante du renouveau guatémaltèque, prix nobel de la paix, s’est rendue immédiatement sur place.
“Nous condamnons un crime terrible au Guatemala, un crime terrible dans notre pays. Un crime qui inspire la terreur et l’horreur. Je ne peux pas m’empêcher de penser, qu’il a été tué pour ses idées, car il n’y avait aucune raison qu’il soit tué au Guatemala”.

Eruption du volcan Puyehue au Chili

Publié le mercredi 15 juin 2011 (par Dominique)

Le Puyehue est un volcan à 2.240 mètres d'altitude dans la Cordillère des Andes, à 870 km au sud de Santiago, son éruption le samedi 4 juin après 51 ans de sommeil, a entraîné l'évacuation de 3.500 personnes vivant dans une vingtaine de villages proche du volcan, qui dégage un nuage de cendres qui s'étend jusqu'à l'Argentine à l'est.
Sa dernière éruption importante remonte à 1960, après le terrible séisme de Valdivia, de magnitude 9,5, qui avait fait 5.700 morts au Chili.

Une douzaine de secousses de moyenne intensité, de magnitude 4 avaient été enregistrées en quelques heures et une centaine de faible intensité.

C'est à peine si les medias français ont signalé l'importante éruption de ce volcan chilien qui s'est réveillé après 51 années de sommeil le 4 juin au matin.

On nous abreuve de faux problèmes, de manipulations diverses et variées, toujours liées à des questions de gros sous, mais quand des populations, moins développées et tout à fait inintéressantes financièrement, sont en grande difficultés et soumises dans la durée aux caprices de la terre, l'information est complètement passée sous silence, juste un minuscule entre filet de temps en temps pour dire que le vieux Monsieur crache toujours.

On ne nous parle pas plus de la population japonaise qui doit faire face, pour le moitié du pays, à une catastrophe d'une envergure jamais égalée.

Quid des populations... ? Silence radio, ils ne sont pas intéressants.

Un manteau de cendres recouvre depuis le lundi 7 juin, les villes et les lacs de Patagonie argentine. Au sol, une couche de cendres de 2 à 5 cm d'épaisseur qu'on dégage à la pelle par endroit , en pleine ville, comme de la neige. Le ciel est en permanence obscurcit par la masse des cendres rejetées dans l'atmosphère. Les cendres émises sont largement plus importantes que celles produites récemment par le Grimsvotn, et l'an passé par l'Eyjafjoll en Islande.

Certes la cendre n'est pas dangereuse pour la santé car elle ne contient pas de phases cristallines de quartz et de cristobalite, comme l'a précisé le Centre Atomique à Bariloche, ville située à 1.600 km au sud-ouest de Buenos Aires et à 100 km au sud-est du Puyehue.

Si les populations se sont ruées sur les masques pour se protéger, la vie quotidienne depuis le 4 juin est très difficile, les aéroports de Bariloche, San Martin de los Andes, Junin de los Andes, Piedra del Aguila, El Bolson, Villa La Angostura et Traful, des villes touristiques près de la frontière avec le Chili, sont fermés, mais aussi celui de Bahia Blanca, sur l'océan Atlantique, à 680 km au sud de Buenos Aires.

Toutes ces zones vivent majoritairement du tourisme, la saison est d'ores et déjà gravement compromise. Car mise à part quelques curieux désireux de sensations fortes, et de photos sensationnelles, la plus grande majorité des touristes tentés par cette destination va changer ses projets de vacances.

24 heures après l'éruption du volcan on constatait la présence d'un nuage de gaz de 10 km de hauteur qui a rapidement pris l'allure caractéristique d'un champignon atomique. Les vents changeants se chargeaient du reste.

Majoritairement les populations concernées préfèrent rester chez elles et font face au problème avec beaucoup de calme. L'activité volcanique est présente dans la mémoire culturelle de ces populations : le Chili compte environs 3.000 volcans, dont 500 sont géologiquement actifs, et une soixantaine ont connu une éruption au cours du demi-siècle écoulé.

Le 13 juin le site fr.euronews.net, signalait que le nuage du Puyehue prenait de l'envergure, avec le constat de villes entièrement recouvertes de cendre dans le sud de l’Argentine. Les pluies de cendres se déposent depuis le début de la semaine sur l'ensemble de la Patagonie argentine provoquant de très gros dégâts sur l'ensemble des cultures. Des milliers de têtes de bétail (ovins, bovins) ont été tuées dans la pampa. Localement, il est tombé jusqu'à 20 cm de cendres sur la ville de Bariloche (Patagonie centrale), où la circulation est impossible, et les activités sont paralysées.

Un spécialiste expliquait : “Le volcan n’a jamais cessé d'être en éruption. Simplement, là, le nuage est à moins de 5.000 mètres. Ça ne veut pas dire que son effet diminue. Pour le moment, c’est comme ça. Mais personne ne sait ce que le volcan va faire à court ou moyen terme, et quelles vont être les prochaines conséquences.”

De superbes photos circulent sur le net.
J'ai choisi d'en regrouper une partie dans un diaporama.
J'ai signalé à chaque fois que j'avais l'information, l'origine des photos et le nom du photographe.


le reveil du Puyehue au chili
Lien de téléchargement : 110604_reveil_puyehue_chili.zip


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En date du 15 juin, le site Euronews.net signale que le nuage de cendre émanant du volcan continue son chemin sur le Pacifique, entrainant des perturbations en Nouvelle-Zélande et en Australie.

Actuellement aucun signe de stabilisation de l'état du volcan.

Les très fines particules en suspension dans l'air vont continuer de voyager sans doute pendant des mois.

Le gouvernement péruvien vient en aide aux indiens isolés

Publié le dimanche 12 juin 2011 (par Dominique)

En février 2011, l'Association Survival, association Loi 1901 à but non lucratif, reconnue d’utilité publique en France depuis 2007, qui n’accepte aucune subvention gouvernementale, entièrement financée par ses membres et donateurs, avait attiré l'attention avec une vidéo prouvant l'existence d'un groupe d'indiens isolés, installés à la frontière du Pérou après avoir fuit leurs terres situées en Amazonie brésilienne face aux bûcherons illégaux qui détruisent leur territoire.


Cette vidéo et des explications sur son but se trouvent à cette page.

Une bonne nouvelle est arrivée le 9 juin 2011, quand le ministre péruvien de la Culture a officiellement annoncé que la réserve Murunahua ne serait pas fermée.
Il a déclaré qu’il prendrait de nouvelles mesures pour protéger les Indiens isolés.
C’est une grande victoire pour les Indiens isolés de cette région, mais elle doit être suivie de véritables dispositions pour que les terres où ils se sont installés soient protégées de manière adéquate contre les bûcherons illégaux qui représentent un véritable fléau.

Dans un premier temps le gouvernement péruvien avait annoncé une coopération avec les autorités brésiliennes pour protéger cette région. Mais le Département Péruvien des Affaires Indigènes (INDEPA) s'était empressé de dire qu'il ne croyait pas à la présence d’Indiens isolés dans cette zone et, de ce fait, prévoyait de supprimer définitivement cette réserve.

Ce revirement soudain de l’INDEPA coïncidait curieusement avec une enquête effectuée par l’organisation nord-américaine Upper Amazon Conservancy (UAC), démontrant que la réserve Murunahua était encore la cible de l’exploitation forestière illégale malgré les promesses répétées du gouvernement pour la protéger.

Cette enquête de l’UAC mettait en évidence l’existence de cinq campements de bûcherons illégaux dans la réserve, avec en contre partie des témoignages oculaires confirmant la présence d’Indiens isolés à proximité de la frontière brésilienne.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : “Les Indiens isolés qui vivent dans cette réserve sont les victimes involontaires d’une manœuvre cynique des autorités péruviennes. Le gouvernement n’ayant rien fait pour empêcher l’invasion massive de bûcherons, les Indiens ont vraisemblablement fui au Brésil – et maintenant il annonce la suppression de la réserve puisque les Indiens n’y vivent plus… J’espère que tous ceux qui ont été touchés par les images diffusées en février manifesteront leur indignation au gouvernement péruvien devant un tel projet.

Parallèlement l’ancien expert des Indiens isolés au Département des Affaires Indigènes du gouvernement brésilien, Jose Meirelles, déclarait : “Il est totalement absurde de supprimer cette réserve. Je suis prêt à parier que cette décision est étroitement liée aux intérêts de l’exploitation forestière et pétrolière.

Survival International a écrit aux deux candidats du second tour des élections présidentielles péruviennes le 5 juin, les exhortant à prendre des mesures immédiates pour protéger les Indiens isolés.

Il semblerait que cette initiative porte ses fruits aujourd'hui.

Le nouveau président du Pérou, d'origine indigène, déclarait dans son programme électoral vouloir mettre en œuvre des actions permettant l'émergence d'un Pérou plus juste pour TOUS !
Une des premières actions de son gouvernement va dans ce sens.

Attendons la suite.

Bolivie : La Loi de la Terre Mère

Publié le vendredi 10 juin 2011 (par Dominique)

Un article de plus sur l'Amérique du Sud...

Oui, et il y en aura certainement d'autres de par mon attirance très particulière pour ce continent, mais surtout pour les humains que j'y ai rencontrés.

J'utilise volontairement le terme d'“HUMAINS” car je considère l'appellation courante pour désigner la race humaine : “les hommes”, totalement inappropriée. Elle ne fait référence qu'aux mâles de cette race. Et, pour moi, les mâles humains ne sont pas représentatifs de la totalité de la race humaine, de certains aspects seulement, et pas vraiment les plus reluisants, malheureusement.

J'ai parcouru plusieurs pays d'Amérique centrale et d'Amérique du sud.
J'ai eu la chance de nouer de nombreux contacts, inscrits dans la durée, qui m'ont permis de mieux pénétrer et mieux comprendre ces pays aux ethnies très variées.

Tous les peuples indigènes d'Amérique centrale et du sud sont très attachés à la Terre-Mère, la Pachamama.
Ils la respectent vraiment, sont très vigilants à tout ce qui se passe dans ce domaine, et leurs nouveaux dirigeants modifient même les lois et les constitutions pour y intégrer ce respect ancestral et cette connaissance pertinente de notre Terre d'accueil.

Comme leurs frères amérindiens d'Amérique du Nord,
ils ont pleinement conscience d'être dépositaires,
et non propriétaires
d'un trésor inestimable,
mais très fragile,
ayant pour pire prédateur :
l'HUMAIN.


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Evo Moralès Ayma, Président de l’Etat Plurinational de la Bolivie, photo du web

Le 20 janvier 2010 à Copenhague, Evo Morales avait parlé de la mise en place d'une consultation auprès des peuples du monde afin d’obtenir un accord qui puisse sauver la Terre-Mère des abus du Capitalisme.

En avril 2010, Evo Morales et le gouvernement bolivien conviaient à une Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Terre-Mère à Cochabamba. Quelques mois après les résultats affligeants du sommet de Copenhague, 35 000 personnes venues de plus de 140 pays de la planète ont contribué à la rédaction d’un “accord des peuples” préconisant de véritables solutions alternatives face aux défis climatiques et environnementaux.

Evo Morales Ayma, Président de l’Etat Plurinational de la Bolivie s’exprimait alors ainsi :
Vu que nous avons de profondes divergences entre présidents, consultons le peuple et faisons ce qu’il nous dit.
(...) En quoi consiste le fait que les peuples du monde décident du futur de l’humanité ? Il consiste en un référendum mondial sur le changement climatique. Que les peuples du monde décident par leur vote conscient du destin de l’Humanité. (...)

La Bolivie, dans cette dynamique lançait une pétition, accessible sur la toile, pour un référendum mondial, où étaient posées cinq questions :
  • Etes-vous d’accord pour rétablir l’harmonie avec la nature en reconnaissant les droits de la Terre-Mère ?
  • Etes-vous d’accord pour changer ce modèle de surconsommation et de gaspillage qui découle du Capitalisme ?
  • Etes-vous d’accord sur le fait que les pays développés doivent réduire et réabsorber leurs émissions de gaz à effet de serre chez eux pour que la température ne monte pas de plus de 1 degré ?
  • Etes-vous d’accord pour transférer l’argent dépensé dans les guerres vers un budget destiné au changement climatique et qui serait supérieur à celui de la défense ?
  • Etes-vous d’accord pour la création d’un Tribunal International Pour la Défense du Climat au sein des Nations Unies afin de juger ceux qui ne respectent pas la Terre-Mère ?

La suite de son intervention de Copenhague :
Compagnon Chávez, le document vient d’être approuvé dans ce sommet sur le Changement climatique. De nouveau je salue l’effort et la mobilisation des mouvements sociaux. Nous sommes des présidents alliés des mouvements sociaux. Je veux continuer à apprendre de vous. Je suis élève des mouvements sociaux de Bolivie et du monde.

Je veux vous dire que je ne me sens plus seul. Ne vous sentez pas seuls dans cette lutte pour la vie, pour l’humanité, pour la défense de la Terre Mère. Que nous accompagnent les mouvements sociaux, nous présidents, qui essayons d’exprimer la pensée de nos peuples, c'est indispensable.

Seuls, Evo ou Hugo nous ne pouvons avancer, mais si les peuples nous accompagnent, nous sommes ici pour changer les politiques capitalistes qui font tant de mal à l’humanité.

Patrie ou Mort ! Nous vaincrons.
Planète ou mort ! Quand, quand, carajo !

Bien sûr, inutile de chercher, plus rien de tout cela n'est plus accessible aujourd'hui sur la toile. (Referendum).

Le 7 décembre 2010, était déposée, sous l’impulsion des communautés locales andines et du président Evo Morales, à l'Assemblée Législative Bolivienne la Loi de la Terre Mère, (Ley de Derechos de la Madre Tierra).
En Avril-Mai 2011 (je n'ai jusqu'ici pas trouvé la date exacte) cette loi vient d'être adoptée.

Une bouffée d'espoir alors que tant d'humains détruisent actuellement sans aucune conscience, par bêtise et cupidité aveugles, la Terre qui nous nourrit.

Cette loi instaure les droits de la Terre Mère :
  • droit à la vie
  • droit de perpétuer les processus naturels indépendamment de toute intervention humaine
  • droit à l’eau et à l’air pur
  • droit à être exempt de pollution
  • droit à la diversité et à la non modification cellulaire ou génétique
  • droit de la nature à ne pas être affectée par des projets d’infrastructure ou de développement qui pourraient perturber l’équilibre des écosystèmes ou des populations en place

Cette nouvelle Loi introduit par la même occasion un certain nombre d’obligations légales au niveau institutionnel et inscrit le développement durable dans la vie politique locale et nationale.

C'est une première qui mérite d'être largement signalée.

Pour les internautes intéressés par le texte de cette loi, il est téléchargeable ici, en espagnol.
Dès que possible je proposerai une traduction en français.

Serment Exceptionnel de Juan Manuel Santos, le 7 août 2010

Publié le vendredi 10 juin 2011 (par Dominique)

L'investiture récente d'un Inca à la tête du Pérou en la personne d'Ollanta Humala m'a remémoré l'attitude particulière et le discours exceptionnel prononcé à Bogota le 7 août 2010 par Juan Manuel Santos, lors de sa prise de pouvoir, après avoir remporté l'élection présidentielle colombienne du 20 juin 2010 avec 68,9% des voix.

Avant la cérémonie officielle, M. Santos avec sa femme et ses enfants, s’était rendu dans les montagnes sacrées auprès des chefs spirituels des nations indigènes de la Colombie, les Frères aînés, pour recevoir leur bénédiction et renforcer son lien avec la Loi Naturelle dans le cadre d’une cérémonie d’investiture spirituelle, un rite de passage du bâton.

Juan Manuel Santos
Juan Manuel Santos, le 7 août 2010, Bogota

Plus tard dans la journée, il a commencé son discours d'investiture par cette déclaration :

Notre pays est un mélange merveilleux de cultures,
de races, de talents, de ressources naturelles
qui nous rend uniques dans le monde.

En reconnaissance de cette diversité ethnique et culturelle,
ce matin je suis allé avec ma famille au grand temple cérémonial
de Seiyu dans la Sierra Nevada de Santa Marta.



Cérémonie avec les Mamams dans la Sierra Nevada de Santa Marta

Nous y avons rencontré les chefs et les représentants des peuples
Kogi, Arhuaco, Wiwa et Kankuamo,
héritiers de l’ancienne culture Tayrona.

Ils nous ont précédé dans la possession de ces terres,
et veillent encore depuis leurs réserves
sur l’équilibre qui doit gouverner
notre nation et notre relation avec l’univers.

Dans un acte symbolique aux significations transcendantales profondes,
les Mamas m’ont confié un bâton et un collier avec quatre pierres.

L’une d’entre elles représente la Terre
dont nous devons prendre soin.

Une autre représente l’Eau
qui est la source de la vie.

Une autre représente la Nature
avec laquelle nous devons être en harmonie.

La quatrième représente le Gouvernement,
qui doit s’aligner avec l’ordre de la nature
et la volonté du créateur.

La terre, l’eau, la nature et le bon gouvernement,
ces précieux symboles seront partie intégrante du gouvernement
que nous inaugurons aujourd’hui.

Le message de nos Frères aînés,
les gardiens de l’équilibre universel,
je le transmets aujourd’hui, rempli d’émotion,
à plus de 45 millions de compatriotes venant
de l’héritage indigène,
de l’héritage espagnol,
de la riche contribution africaine,
et de tant d’autres régions
qui ont fait ce que nous sommes.

C’est le message de la vie,
de l’harmonie et de l’unité dans la diversité.

C’est le message de la Colombie sage et pacifique
que nous voulons laisser à nos enfants.

Fidèle à ce message,
je réitère solennellement aujourd’hui,
sur cette place historique de Bolivar,
que je présiderai un gouvernement d’unité nationale
qui recherchera la prospérité sociale pour tous.


Les aspirations d’un leader, quelle que soit leur profondeur et quel que soit le degré de conscience et de volonté que celui-ci mettra à leur mise en œuvre, se confronteront toujours à la volonté et à la conscience collective d'une nation et du monde dans lequel elles s'inscrivent.

Les évènements actuels en Colombie montrent combien il doit être difficile de maintenir ce cap.
Souhaitons que ce président colombien trouve la force et les moyens de gouverner à la hauteur de son engagement pris auprès des Frères aînés de son pays.

Puissent les nouveaux dirigeants des pays d'Amérique latine, gouverner avec sagesse, dans le respect de la Terre et de la Vie transmis par les gardiens des savoirs ancestraux, et ouvrir ainsi la voie à une société construite sur des valeurs plus nobles et plus profondes.

Ces pays nous offrent l'espoir que l'humain se réveille et retrouve sont lien profond à la Terre Mère qui le nourrit et au sens sacré de toute VIE.

Premier acte du nouveau gouvernement péruvien

Publié le jeudi 9 juin 2011 (par Dominique)

Ollanta Humala, élu dimanche à la Présidence du Pérou, annonçait vouloir préserver son peuple et les valeurs du Pérou.

La première décision, qui va dans ce sens, a été votée mardi 7 juin par le Parlement Péruvien en séance plénière, à une large majorité (56 voix pour, 0 contre et 2 abstentions).

Il s'agit d'un moratoire de dix ans pour empêcher l’entrée sur le territoire national d’organismes vivants modifiés (OVM) à des fins de culture, d’élevage ou d’autres objectifs.
Les OVM sont des organismes génétiquement modifiés (OGM) qui peuvent se reproduire.

Le Pérou est avec la Guyane, le Surinam, l’Équateur et le Vénézuela, un des rares pays d'Amérique latine à affirmer officiellement son refus de la culture de plantes transgéniques. C'est ce qu'on peut lire dans les discours officiels des 20 dernières années. Toutefois Antonietta Gutiérrez Rosati, de l’Université Nationale d’Agriculture La Molina, a dit avoir découvert du maïs transgénique dans la région de Barranca.

Une première victoire avait été remportée par les opposants aux OGM au Pérou le 13 mai 2011 avec la démission du ministre de l’Agriculture, Rafael Quevedo qui était favorable à l’introduction des OGM au Pérou, après que furent révélés ses liens avec les entreprises qui les commercialisent. (pour ceux qui lisent l'espagnol : ministro de los transgenicos et Rafael Quevedo).

La seconde victoire en date du 28 avril 2011 avec la déclaration officielle : la ville de Lima, zone sans OGM. La capitale péruvienne rejoignait alors d’autres régions qui s'étaient affirmées dans cette position : Cusco, Lambayeque, Huanuco, Ayacucho, San Martin et Cajamarca (lire :gobiernos regionales y transgenicos).

Nous oublions souvent que la Pomme de Terre, le Maïs, le Quinoa, l'Amarante… que nous consommons de plus en plus viennent d'Amérique Latine. Il est donc vital que les pays d'origine de ces denrées alimentaires soient extrêmement vigilants quand à la préservation de ces plantes.

Cette décision semble augurer un changement positif au Pérou et redonne de l'espoir à tous ceux qui se battent depuis de trop nombreuses années contre le géant Monsanto !

Un Inca gouverne le Pérou

Publié le mercredi 8 juin 2011 (par Dominique)

Ollanta Humala, le nouveau président du Pérou, a été élu le 6 juin 2011 avec une très courte avance de 2,7 points sur sa rivale, Keiko Fujimori, fille de l'ancien Président Alberto Fujimori (1990-2000), qui purge actuellement une peine de prison pour corruption et violations des droits de l'homme.

Ollanta Humala
Ollanta Humala, photo via internet


Ollanta Humala-Tasso est issu d’une famille andine d'Ayacucho.
Né le 27 juin 1962 à Lima, il est le deuxième de sept frères.
Il a fait ses études au collège japonais-péruvien : La Union à Lima, puis en 1982 il est rentré à l'école militaire de Chorillos, Crl Francisco Bolognesi.

Son père, Isaac Humala, est connu pour son nationalisme et ses théories sur le nationalisme ethnique prônant la revanche historique des Indiens et métis sur les Blancs.

Dans les années 80, Ollanta Humala intègre l'armée, où il atteint le grade de lieutenant-colonel. Il combat activement les guérillas du Sentier lumineux et du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru.

De 1991 à 2000 il a poursuivi une carrière militaire puis sera affecté à l'ambassade du Pérou à Paris, puis à celle de Séoul, avant d'être mis en retraite forcée en 2004.

Il a obtenu en 2001 en maîtrise de sciences politiques à la Pontificia Universidad Católica del Perú et en 2002, il étudie le droit international à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne durant son séjour à Paris et à l'Institut des Hautes Études pour l'Amérique latine.

Tout au long de sa campagne cet ancien militaire, a fait la promesse d’apporter des grandes transformations pour le Pérou.
Il revendique un nouveau socialisme, avec des objectifs comme :
  • la nationalisation des principales ressources du pays (gaz, mines, pétrole…),
  • la volonté de réduire considérablement la mainmise de l'oligarchie et des entrepreneurs nord-américains, israéliens et chiliens,
  • le projet de la mise en place d'une nouvelle constitution.

Au fil des années il s'est éloigné de son ancien mentor, le président du Venezuela, Hugo Chavez, qui fait peur aux Péruviens, et depuis sa précédente campagne de 2006, il a adouci son programme pour rassurer les électeurs et les investisseurs.
Il se présente comme nationaliste et dit vouloir combattre les inégalités sociales, renforcer la présence de l'État et vouloir récupérer le pays pour les Péruviens.

Il a été rapidement félicité par le président indigène de Bolivie, Evo Morales : “Je veux vous adresser mes plus sincères félicitations pour la victoire obtenue à la tête du front Gana Peru (le parti d'Humala)”.
“En mon nom, celui du gouvernement et du peuple bolivien, recevez un salut fraternel et révolutionnaire”, a écrit le président socialiste, pour qui le résultat au Pérou cmarque la volonté du peuple frère péruvien d'avancer dans la transformation du pays et de ses institutions”.


Les résultats de cette élection ont dans un premier temps provoqué une baisse des cours de la Bourse à Lima, comme dans les Bourses de la plupart des pays latino-américains. Quasiment toutes les entreprises cotées à la Bourse de Lima ont perdu de la valeur.
Il y a beaucoup d'incertitudes quand à la politique économique que ce nouveau président mettra en œuvre.

L'inquiétude des entreprises minières y est certainement aussi pour beaucoup. Elles s'attendent à ce que le nouveau président augmente leurs impôts pour financer une partie de ses promesses électorales. Et ce d’autant plus qu’Ollanta Humala a dit, pendant sa campagne, son intention de taxer les profits du secteur minier (or, étain, cuivre, argent…) pour financer ses programmes sociaux, au bénéfice notamment des provinces andines reculées, où la pauvreté touche 60 % de la population.
Il a veut aussi que le Pérou soit moins dépendant économiquement de tout le secteur minier.

Actuellement, le taux d´imposition de ces compagnies est très bas au Pérou, car l´ancien président, Alberto Fujimori, leur avait fait des concessions fiscales princières.

Humala dans son programme électoral s’est dit désireux de partager la croissance, qui s'élevait à 8,7 % en 2010, dans un des pays les plus inégaux du monde. Au Pérou si la prospérité règne à Lima et sur la côte, pour une élite blanche, il en est tout autrement pour le reste du pays, des Andes ou de l'Amazonie, majoritairement peuplé d’indiens, spectaculairement sous-développé.

Le nouveau président a annoncé :
“Nous voulons instaurer un gouvernement d'unité nationale.
Nous voulons la croissance économique avec un volet social.
Nous pouvons construire un Pérou plus juste pour tous”
.


Économiquement, Ollanta Humala a promis de maintenir un budget en équilibre, d'inclure dans le gouvernement des technocrates expérimentés et de respecter les investisseurs étrangers qui prévoient d'injecter 40 milliards de dollars dans des projets miniers et pétroliers au cours de la prochaine décennie.

La victoire d'Humala, d'origine quechua, comme 80 % des Péruviens, est donc celle des exclus.

Elle consacre le grand retour de la gauche à la tête du Pérou, trente-six ans après le régime militaire du général Juan Velasco Alvarado.

La droite ne dirige plus que deux pays en Amérique du Sud : le Chili et la Colombie.

Raoni continue le combat !!

Publié le mercredi 8 juin 2011 (par Dominique)

Contrairement a ce que diffusent de très nombreux sites faisant référence à l'article paru sur celui de Rue 89, le Chef Raoni ne s'effondre pas et ne pleure pas à l'annonce de la validation définitive du projet de barrage de Belo Monte par l'Institut Brésilien de l'Environnement (IBAMA).

La photo véhiculée largement sur le net cherche uniquement à faire pleurer dans les chaumières, attitude inepte et stérile. Elle aurait été prise en 2002 lors des obsèques du grand indigéniste Olrando Villas-Bôas, ami et mentor du chef Raoni
La toile se complet à exhiber un homme effondré en colportant le message qu'il serait effondré devant à l'annonce de sa défaite, alors que Raoni était dans son village, loin de tout media.

Cette démarche est exécrable et participe de la volonté de désinformation ambiante.

Les medias nous abreuvent à jets continus d'images-choc qui banalisent toute action développée à l'encontre des puissants, renforçant l'abrutissement et le laisser-faire des masses qui pourtant ne sont généralement pas d'accord avec ce qui se passe !!!

Cela montre, à l'ensemble des internautes que ceux se battent pour défendre la Terre, et les populations qui vivent depuis des millénaires en osmose avec notre planète, ne sont rien face aux lobbys financiers.

Cette attitude est détestable et nous invite à redoubler de discernement.
Prendre, ce qui est avancé sur TOUT site internet,
comme étant une information
qu'il nous appartient de vérifier systématiquement
en remontant à chaque fois que cela est possible à la source.


Il est très facile de connaitre la vérité de la réaction du Chef Raoni sur son site français : www.raoni.fr

Raoni

Le Chef Raoni n'est pas désespéré et ne baisse pas les bras.

Raoni et les kayapos n'ont pas dit leur dernier mot.
Ils comptent bien sur la communauté humaine pour continuer à appuyer leurs actions et à diffuser le plus largement possible la pétition mise en ligne sur leur site.

Raoni fera appel à la communauté internationale pour d'autres actions dans un futur proche (des actions se mettent en place pour la rentrée).
Il suffit, pour en être informé, de s'inscrire à la newsletter sur le site français.
En attendant de nouvelles actions, il est toujours possible de signer, et de diffuser la pétition mise en place depuis des mois à cette adresse : Raoni signature de la pétition (voir colonne de gauche).


Ce qu'il faut savoir en ce qui concerne le barrage de Belo Monte

Le gouvernement brésilien a donné son accord définitif pour la construction du barrage du Belo Monte.
La licence a été délivrée le mercredi 1er juin au consortium d’entreprises brésiliennes, Norte Energia, par l’Institut Brésilien de l’Environnement (IBAMA).

Cela signifie que les milliers de lettres, ainsi que plus de 600.000 signatures, ont tout simplement été ignorées.

Jeudi 2 juin, Amnesty International a interpelé le gouvernement brésilien en lui sommant de respecter le droit des peuples autochtones.

La construction de la centrale hydroélectrique prévue, aurait une capacité maximale de 11.233 mégawatts (MW) via 72 turbines.
Ce serait le deuxième complexe hydroélectrique du Brésil, et le troisième plus grand complexe hydroélectrique au monde.
La production électrique moyenne devrait être de 4.462 MW.
L'électricité produite par le barrage servirait à l'extraction de bauxite provenant de gisements dans l'état du Pará et à sa transformation en aluminium.

Plus vaste que le canal du Panama, sa construction entrainerait l'inondation, et donc la destruction d'un immense territoire - au moins 400.000 hectares de forêt -. Il assèchera certaines parties du Xingu, détruira la forêt et réduira le stock de poissons dont les Indiens (Kayapó, Arara, Juruna, Araweté, Xikrin, Asurini et Parakanã), dépendent pour leur survie.
40.000 indigènes et d'autres populations locales seront délocalisées, l'habitat de nombreuses espèces animales et végétales sera irrémédiablement détruit.

Tout ceci pour produire de l'énergie au prix de la destruction d'humains respectueux de la planète que l'appât du gain n'intéresse pas, et de la destruction de la Terre qui nourrit l'humanité ?

Pour Antônia Melo,
porte-parole de la coalition Movimiento Xingu Vivo Para Sempre,
la mobilisation continue
et rien ne sera cédé.



Raoni, chef indigène de la tribu des Caiapo, a participé à une manifestation contre le projet de barrage Belo Monte à Brasilia en février 2011.

Manifestation en février 2011
Manifestation des peuples indigènes contre la construction des barrages en février 2011


Actualité de la forêt amazonienne en 2011 : Fin 2010, le Brésil annonçait que la déforestation de la forêt amazonienne connaissait un net recul : une baisse de 14% entre 2009 et 2010 par rapport à l’année précédente, ce qui représente le plus bas niveau depuis 1988. Le Brésil abrite environ 60% de la forêt amazonienne.

Début 2011, la situation s'inverse. On assiste à une recrudescence de la destruction de la forêt amazonienne. 593 km² de forêt ont été dévastés entre mars et avril 2011, une surface six fois plus importante que dans la même période en 2010.

Devant cet état de fait, la ministre brésilienne de l’Environnement, Izabella Teixeira, a fait part le 18 mai dernier de la création d’un centre de crise contre la déforestation du joyau vert du Brésil.
Ce centre devra réunir des experts du gouvernement fédéral et du ministère de l’Environnement ainsi que des représentants des États les plus touchés par ce phénomène. Izabella Teixeira espère étouffer la déforestation d’ici juillet 2011.

Malheureusement face à cet effet d’annonce, apparaît une mesure qui envenime encore davantage la déforestation.
Après deux ans de discussions acharnées, les députés ont approuvé le 24 mai la révision du code forestier de 1965. Ce code visait alors à limiter l’usage agricole des terres et à protéger quelques zones sensibles, telles que les collines ou les rives des fleuves.
Mais le nouveau code fait la part belle aux exploitants illégaux de la forêt en légalisant les zones illégalement déboisées jusqu’en 2008.
En plus de cela, certaines zones sensibles ne seront plus protégées des exploitations agricoles.

Selon l’un des représentants de Greenpeace au Brésil, Marcio Astrini, l’un des effets pervers de cette révision est que les paysans se dépêchent de déboiser à tout va, en espérant pouvoir compter sur une amnistie, ou parce qu’ils comptent bien voir la réglementation s’assouplir.

Tout cela est particulièrement préoccupant et grave pour l'avenir de notre planète.

Le monde entier doit savoir ce qui se passe ici,
il doit se rendre compte à quel point la destruction
des forêts et des peuples indigènes
signifie sa propre destruction.
Leaders Kayapó


Record de froid en Bolivie

Publié le lundi 13 septembre 2010 (par Dominique)

Alors que le sud de la France connaissait une période quasi caniculaire, la province nord-ouest de Santa Cruz, et plus particulièrement sur les trois fleuves majeurs : Los Ríos Grande, Ichilo et Piraí, en Bolivie, était confrontée à une vague de froid exceptionnelle alliée à un niveau anormalement bas des cours d’eau amazoniens, qui auraient perdu 1 mètre selon certains relevés, entre la mi-juillet et la mi-août.

Bolivie
Poissons morts - photo du web


Le département de Santa Cruz est le plus vaste département de Bolivie.
Il se situe à la frontière entre le Brésil et le Paraguay, et occupe 33,74 % du territoire national.

Carte de la Bolivie
Carte des départements boliviens


Cette vague de froid exceptionnelle a touché 27 espèces animales : 6 millions de poissons, des milliers de tortues, lézards, alligators, caïmans, oiseaux, capybaras (le plus gros rongeur au monde) ont été retrouvés morts de froid sur 300 km de rivières. Les espèces de poissons les plus touchées sont le surubí, le boga et le pacu, des espèces fortement consommées et appréciées par les populations du département de Santa Cruz.

Bolivie
Poissons morts - photo du web


Du fait du très faible niveau des cours d’eau amazoniens, les espèces animales n’ont pu se réfugier, comme elles le font naturellement dans les profondeurs où les températures restent homogènes.

Pour celles et ceux qui comprennent l'espagnol cette vidéo qui fait un état des lieux assez complet.



“Entre le 24 et le 26 juillet une masse d'air froid a frappé l'hémisphère sud du Continent provoquant des chutes de neige dans les régions chaudes, comme le Chaco au sud-est bolivien, un phénomène climatique qui n'avait pas été enregistré depuis 47 ans ! La température a chuté jusqu'à -3°C dans une région où il fait habituellement entre 20 et 25 degrés“, rapporte Actu Latino.

Cette période correspond à l’hiver en Bolivie, mais cette année les températures enregistrées sont de 10° plus basses que la normale créant une situation d’hypothermie pour les espèces tropicales. La température habituellement autour de 20/25° en journée est tombé à -3°C !
Ce phénomène n’avait jamais été observé en Bolivie.

Devant cet état d’urgence, la ministre bolivienne rattachée à l’Environnement et à l’Eau, María Esther Udaeta, a déclaré que le gouvernement envisageait la possibilité d’interdire la pêche et la chasse dans les lieux particulièrement affectés par la vague de froid.

Les populations qui vivent de la pêche risquent de se rabattre sur la chasse et de ce fait d’aggraver le désastre écologique. C’est d’ores et déjà pour ces populations un désastre économique puisque les 50 communautés qui se consacrent à la pisciculture ont perdu 100 000 alvins destinés à la reproduction.

Ce désastre peut aussi d’entrainer des soucis de santé publique, par les risques de pollutions liés au foyer d’infection que représentent tous ces cadavres animaux dans les fleuves. Fleuves qui constituent les réserves d’eau potable pour les populations établies sur les berges. Face au risque de contamination des eaux, les autorités devraient envoyer rapidement deux systèmes de purification de l’eau capables d’assainir 50 000 litres d’eau par jour. L’une des machines sera envoyée vers la localité de Yuquises.

Selon le Service National d’Hydrographie Navale, qui dépend du Ministère de la Défense, le niveau des fleuves du bassin amazonien, tout spécialement le Ichilo et le Mamoré, devrait continuer de baisser en août, en septembre et en octobre. Ce qui va aggraver les problèmes de navigation et la mortalité de la faune piscicole de cette vaste région.

Parallèlement, les perturbations climatiques ont provoqué d'importantes chutes de neige sur l’Altiplano, habituellement région froide mais sans neige, qui entrainent d’importantes pertes agricoles pour la culture de la pomme de terre, aliment de base d'une partie de la population de cette région.

Tout cela est dramatique pour ce pays le plus pauvre du continent sud américain.
Une fois de plus nous n'en avons pas entendu parler…

Peuples indigènes en Amazonie colombienne en danger

Publié le lundi 13 septembre 2010 (par Dominique)

La violence est partout en Amérique latine et centrale en ce moment et nos medias n’en font pas état.

Cette fois c’est un rapport publié par le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés qui signale la menace de disparition qui pèse sur 34 groupes indiens de Colombie à cause de la violence incontrôlée qui sévit en permanence sur leurs terres depuis que des colons se sont installés pour cultiver massivement la coca.

Un Awá Karapiru
Un Awá Karapiru, Posto Tiracambu, Caru, avril 2000. © Fiona Watson/Survival


enfants Awá
Enfants Awá Karapiru, Posto Tiracambu, Caru, avril 2000. © Fiona Watson/Survival


Ces peuples ne représentent que 2% de la population colombienne.

L’assassinat quasi systématique des Indiens de Colombie montre un accroissement important depuis 2008 (hausse de 63% selon certaines sources). 33 indiens awá ont été tués en 2009 dont Luis Socarrás Pimienta, leader wayúu, abattu devant son domicile dans la province de la Guajira au nord du pays. On suppose que cet assassinat est du à un paramilitaire.

Luis Socarrás Pimienta
Luis Socarrás Pimienta


Ces peuples : les Awá et les Nukak (un des derniers peuples nomades d'Amazonie) nécessitent une grande vigilance car ils sont en voie d’extinction. Les Nukak, depuis l'arrivée des colons cultivateurs de coca qui se sont appropriés les terres sur lesquelles ils vivaient et chassaient, se trouvent aujourd'hui confinés pour survivre dans des abris précaires à la périphérie des villes ou dans la forêt dévastée par la violence.

Ces peuples se retrouvent confrontés à un véritable “nettoyage ethnique”. Des entreprises agroalimentaires les chassent de leurs lieux de vie pour installer sur leurs terres des plantations illicites de palmiers à huile et des élevages de bovins de boucherie.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré hier : “L'ancien président colombien revendique le succès de son action contre la violence, mais ce rapport illustre une nouvelle fois le bilan catastrophique du pays en matière de violations des droits de l'homme à l'encontre de la population autochtone. Le nouveau gouvernement de Juan Manuel Santos doit agir une fois pour toutes afin de protéger ses citoyens les plus vulnérables et leur éviter l'extinction avant qu'il ne soit trop tard”.
Extrait de l’article de Notre Planète Info : notre-planete.info/actualites/

Un ancien article très intéressant datant de 2004 dressait déjà un bilan très lourd concernant les déplacements de populations et les purges effectuées en Colombie pour le simple profit de quelques industries agro-alimentaires.

Avec la disparition programmée de ces peuples c'est toute une culture première qui risque de disparaitre.

Des humains tuent, dévastent, détruisent, pillent
la terre qui les porte et les nourrit
pour un profit immédiat
sans aucune conscience pour les conséquences
que subiront leurs enfants.

Mais peut-être n’en ont-ils pas ?

Amérique centrale et nord de l’Amérique latine face aux dérèglements climatiques

Publié le mardi 7 septembre 2010 (par Dominique)

Je suis particulièrement sensibilisée à ce qui se passe en Amérique Latine et en Amérique centrale par mes voyages et mes rencontres dans différents pays.
Vous pourrez le constater, en dehors des polémiques autour d'Eric Woerth et de l’affaire Bettencourt, des retraites et d'un climat social, il est vrai particulièrement explosif, les médias ne nous donnent que très peu d’informations en dehors de ce qui se passe en France, des tempêtes autour de l'équipe de football et des dernières interventions de Barrack Obama.
Tout ça est important… oui, financièrement !

Pendant ce temps, ou finalement il n'est question que d'argent, des vies sont en danger, des humains meurent, des humains sont en grandes difficultés mais cela se passe dans des pays où les enjeux économiques sont insignifiants, alors les médias se taisent !

Le Guatemala, durement touché en juin par la tempête Agatha, est sous des trombes d’eau, alors que le nord-est du Pérou subit une sècheresse particulièrement inquiétante.

Le Guatemala fait face actuellement à des pluies diluviennes d’une rare violence qui provoquent des glissements de terrains, responsables d’au moins 40 morts et autant de disparus.
Dans d'autres pays d’Amérique centrale les intempéries des derniers mois ont fait 55 morts au Honduras, une quarantaine au Nicaragua, 9 au Salvador et 3 au Costa Rica.

Le sud du Mexique à la frontière du Guatemala est aussi touché, en particulier dans l'État d’Oaxaca où 8 personnes ont péri dans les inondations et 80.000 personnes ont fui leurs habitations à cause des inondations. Dans l'Etat voisin de Guerrero, un mort, à l'est L'État de Veracruz, et au sud-est celui de Tabasco, comptent respectivement 200.000 et 124.000 sinistrés.

Inondations au Mexique
septembre 2010 - Inondations au Mexique - Photo Yahoo©


Au Guatemala, on compte quelques 40.000 sinistrés et au moins 11.686 personnes ont été évacuées de leur domicile par sécurité au Guatemala, du fait de 200 glissements de terrains, éboulements et inondations qui sévissent à travers ce petit pays d’Amérique centrale. Trois départements du sud du pays : Escuintla, Retalhuleu et Suchitepequez restent placés en alerte rouge.
Le gouvernement estime à un demi-milliard de dollars (400 millions d'euros) les dégâts actuels.

Les autorités locales sont très préoccupées car la saison des pluies vient tout juste de commencer.
Elle dure normalement jusqu’à la fin octobre.
Ce sont les plus fortes pluies recensées ces 60 dernières années.

Dans la même période au nord-est du Pérou près de la frontière avec la Colombie et l'Équateur, le fleuve Amazone est à son plus bas niveau, à une cote inférieure de 50 cm au niveau enregistré en 2005, qui était jusqu’à aujourd’hui la plus basse référence depuis 40 ans.

À Iquitos, dans la province de Loreto, l’Amazone atteint un niveau de 105,97 m au-dessus du niveau de la mer. En saison sèche le niveau est généralement au moins à 110 m au dessus du niveau de la mer.

L'Amazone à Iquitos
L'Amazone à Iquitos - septembre 2010 - photo du web


La ville d'Iquitos n’est ravitaillée que par le fleuve ou les voies aériennes.
Aucune route ne relie cette région au reste du Pérou.
Le niveau extrêmement bas du fleuve ralentit tous les échanges et la communication dont la grande majorité est fluviale. Tous les temps de trajets entre les villes amazoniennes sont doublés quand ils restent possibles.

L'Amazone à Iquitos
L'Amazone à Iquitos - septembre 2010 - photo du web


Si on en croit le Service National de Météorologie et d'Hydrologie (Senamhi), la sécheresse actuelle serait due au déplacement des zones de pluies vers la Colombie plus au nord. A cela s’ajoute des températures atteignant 34 degrés qui favorisent l’évaporation. Ce même service estime que la baisse devrait continuer d’au moins 20 centimètres d’ici la mi-septembre.
Ces prévisions concernent l'Amazone et ses affluents l'Ucayali et le Maranon.

Espérons pour les populations concernées que cette sècheresse va cesser.

On ne nous parle pas plus des violents séismes de Nouvelle Zélande.

Sur toute la planète le climat devient imprévisible.

La pétition du Chef Raoni pour la sauvegarde de la forêt amazonienne

Publié le samedi 5 juin 2010 (par Dominique)

Le Chef Raoni ainsi que de nombreux représentants des peuples indigènes du Xingù (Brésil) se mobilisent depuis des mois contre le projet Belo Monte de mise en place d'un barrage qui aura des conséquences terribles et irréversibles pour toutes les populations indigènes de cette région en Amazonie brésilienne.

Chef Raoni
Le Chef Raoni - photo du web.


Ce projet spécifique vient de recevoir feu vert de la justice fédérale brésilienne le 16 avril 2010 pour la construction de ce barrage sur le Rio Xingu, en plein cœur de la forêt amazonienne. Il serait le troisième plus grand barrage hydroélectrique du monde avec une puissance de 11.000 mégawatts.
La construction barrage de Belo Monte est possible en inondant de 500 km² de terres en Amazonie. Ce qui aurait pour conséquence première d'obliger quelques 20.000 personnes à évacuer leurs lieux d'habitations et dévasterait tout un écosystème.
L'inauguration est prévue pour 2015.

Au delà d'un combat spécifique, il s'agit de réveiller les humains pour qu'ils se mobilisent vraiment contre tous ces grands projets qui modifient irrémédiablement la terre en bafouant complètement les écosystèmes, les fragiles équilibres naturels qui sont pourtant les garants de notre survie.

Ces travaux, qui n'ont d'autre but qu'un profit immédiat encore plus grand, provoquent de gigantesques catastrophes que les ingénieurs sont incapables d'endiguer, comme le montre l'explosion de la plateforme pétrolière BP dans le golfe du Mexique.

Il faut arrêter de piller la terre, de la détruire.
C'est bien le sens profond de l'action de que tente Raoni.

Il est urgent d'arrêter de jouer les apprentis sorciers dénués de toute conscience et d'écouter, avant que tout soit dévasté, les paroles des sages et des anciens qui sont toujours restés à l'écoute de la Terre, et qui ont guidé au fil des siècles leurs congénères à vivre en accord et dans un profond respect avec leur environnement.

Nous dépendons complètement de ce que nous offre la terre.
Elle nous offre une multitude de cadeaux chaque jour !
Nous lui devons la Vie.
Protéger la terre, c'est protéger la Vie.

Les sages indigènes ont toujours spécifié à l'occident que l'humain n'est pas propriétaire de la terre et qu'il se doit de la respecter et de la protéger.
IL Y A URGENCE !!

Je vous invite à vous informer plus complètement sur la démarche de Raoni en vous rendant sur son site : www.raoni.fr

Vous y trouverez le texte intégral de la pétition, l'ensemble de l'information sur les projets de barrage et vous aurez la possibilité, si vous vous sentez concernés, après avoir lu les informations de signer la pétition en ligne.
N'hésitez pas à diffuser l'information.

Plus nous serons nombreux,
plus le réveil sera efficace,
plus nous aurons de chances
d'arrêter le processus d'autodestruction
dans le quel la société d'ultra-consommation nous précipite !!


Amazonie péruvienne en danger

Publié le samedi 22 mai 2010 (par Dominique)

Une information pour tous ceux qui se sentent concernés par le devenir de la forêt tropicale amazonienne.

Le Pérou possède la 5ème forêt primaire mondiale.
Cela le met au rang des 20 pays les plus riches en biodiversité de la planète.
L'an dernier il y a eu de nombreuses manifestations au Pérou à la suite du massacre de Bagua, car l’Amazonie péruvienne et les communautés qui y vivent sont de plus en plus menacées par de grands projets d’exploitation minière, pétrolière, forestière…

De récents accords de libre-échange signés entre l’Union européenne et le Pérou laissent craindre de nouveaux conflits.
Un an après le massacre de Bagua, il est vital de s'interroger et d'avoir des réponses sur le devenir et la situation des communautés autochtones.
Où en est leur résistance ?
Quelles alternatives proposent-elles pour protéger leur cadre de vie et le capital en biodiversité que représente leur forêt ?
Leur vision écosystémique peut-elle apporter des solutions durables ?
Comment peut-on se mobiliser en France pour les soutenir ?

C'est dans le désir d'apporter des éclairages à ces questions que France Libertés, la Fondation Danielle Mitterrand et France Amérique Latine organisent une rencontre avec Roger Rumrrill auteur et journaliste péruvien, spécialiste de l'Amazonie, consultant aux Nations Unies, conseiller d’AIDESEP, la principale association autochtone du Pérou le mardi 25 mai 2010 de 19h à 22h à la Mairie du 2ème arrondissement de Paris.

Seront présents à ses côtés :
Fabien COHEN, Secrétaire général de France Amérique Latine.
Jacques BOUTAULT, Maire du 2ème arrondissement de Paris : Accueil et discours de bienvenue.
Jacqueline FRAYSSE, Député et vice-présidente du Groupe d'amitié France-Pérou à l’Assemblée nationale (sous réserve)

Pour débattre sur les accords commerciaux et activités extractives :
quels impacts ont-ils sur les communautés amazoniennes ?
Denise MENDEZ, Membre de la commission internationale d'ATTAC France, en charge de l'Amérique du Sud : L’Accord de Libre Echange entre l’UE et le Pérou : impacts au Pérou et sur les communautés indigènes.
Sophie BAILLON, Survival France : L’entreprise pétrolière franco-britannique PERENCO et les peuples indigènes d’Amazonie péruvienne.

Cette rencontre-conférence s'adresse à tout public.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.
Mairie du 2ème arrondissement de Paris
8 rue de la Banque 75002 PARIS – Métro Bourse
Site Internet : france-libertes.org

Pour plus d'informations sur le sujet et Roger Rumrrill :
franceameriquelatine.org

En temps que français nous sommes concernés par ce devenir. Même si sur ce point les medias sont totalement muets, il n'en reste pas moins que la compagnie française GDF-Suez, détenue en partie par le gouvernement français, sera chargée de la construction du barrage de Jirau, sur la rivière Madeira dans la partie ouest de l'Amazonie brésilienne. Un vaste projet hydroélectrique qui nécessitera l'ouverture de nouvelles routes, provoquant un afflux massif de colons et la destruction des forêts où vivent les Indiens de ces contrées. Cela a été confirmé par une récente expédition organisée par la FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien. Au moins quatre groupes d'Indiens isolés, dont les Mujica Nava et les Jacareuba/Katawixi, vivent et chassent dans la région affectée par les barrages prévus.

Le gouvernement français et des organismes majoritairement français ont l'intention de réaliser un projet qui ne tient pas compte des impacts sur la biodiversité de la forêt tropicale ou sur les modes de vie des populations indigènes qui vivent à proximité de ces futurs chantiers. Leur vie sera complètement transformée sans avoir eu la possibilité de faire entendre leur voix, n'ayant pas été consultés ni même prévenus des chantiers en projet.

Il s'agit là de l'Amazonie Brésilienne mais il y a des problèmes aussi importants et dévastateurs en Amazonie Péruvienne.
Plus d'informations sur ce sujet :
notre-planete.info