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Un programme de gouvernement novateur pour 2013

Publié le dimanche 17 mars 2013 (par Dominique)

Un programme a-politique qui ne vise que l'équilibre et le bien de tous.
Un programme qui ne remplit plus les poches d'une élite indifférente aux drames quotidien des populations.
Un programme pour des peuples redevenus souverains et décisionnaires de leur avenir.

Et si 2013 permettait cela avec des femmes et de hommes nouveaux
totalement indépendants des structures politicardes qui mènent actuellement tous les états à la faillite.

Un programme de gouvernement vraiment novateur :


N'hésitez pas à télécharger la vidéo tant qu'elle est accessible sur la toile.

Le Vénézuela sans Chavez

Publié le jeudi 7 mars 2013 (par Dominique)

Hugo Chavez vient de décéder au Vénézuéla, à 58 ans, le mardi 5 mars 2013 après avoir dirigé son pays pendant 14 ans avec pour but premier de redonner au peuple vénézuélien sa souveraineté.

Il symbolisait un temps nouveau de l’histoire du Vénézuéla et du continent latino-américain en développant dans son pays, une politique de redistribution des richesses et de renouveau de la vie démocratique.

Il a été l’un des piliers de l’intégration latino-américaine en créant des organisations comme l’ALBA, la Banque du Sud, l’UNASUR (Union des États Sud-Américains) et dernièrement la CELAC (Organisation des États de l’Amérique Latine, créée pour la première fois sans les USA). Toutes ces entités ont été créées pour favoriser la conquête d’une souveraineté pleine et entière des peuples latino-américains.

Hugo Chavez face à son état de santé, avait pris soin de préparer sa succession en désignant dès le mois de décembre le vice-président Nicolas Maduro comme successeur et futur candidat du Parti Socialiste Uni (PSUV). Il assure donc la transition jusqu’aux élections prévues dans les 30 jours en cas de décès du chef de l’État, comme cela est prévu par la nouvelle constitution vénézuélienne de 1999 et il se présenter face aux électeurs lors de ces éléctions.

Hugo Chavez, réélu pour un nouveau mandat de six ans le 7 octobre 2012, n’avait pas été en mesure le 10 janvier dernier, en raison de son état de santé, de prêter serment. De ce fait son investiture avait été repoussée sine die.

Trois présidents latino-américains proches de Chavez, Evo Morales de Bolivie, José Mujica d’Uruguay et Christina Kirchner d’Argentine, sont arrivés à Caracas pour se recueillir auprès de la dépouille de Chavez et marquer leur attachement à la ligne politique menée par le président vénézuélien.

Un passage difficile s’ouvre aujourd’hui pour le peuple vénézuélien avec le départ de ce chef emblématique et souvent controversé. De grands chantier démocratiques sont en cours, après la nouvelle loi du travail élaborée et promulguée en mai 2012 sur la base de plus de 19 000 propositions des syndicats et organisations de travailleurs, les vénézuéliens discutent et élaborent une nouvelle loi fondamentale pour la démocratie. Son but est de renforcer les droits de la communication populaire dans un paysage encore dominé par les médias privés. Ce texte doit être soumis en 2013 au vote des député(e)s de l’Assemblée Nationale.

Je propose aux internautes français qui connaissent mal son parcours, ses buts et tout simplement l’Amérique Latine de lire dans une traduction en français de Gaston Lopez, la
Lettre du Président Hugo Chavez aux participants du
IIIème Sommet Afrique-Amérique latine et Caraïbes (Guinée Équatoriale, février 2013)



Caracas, 22 février 2013.

Frères et sœurs,

Recevez mon plus fervent salut bolivarien, unitaire et solidaire, avec toute ma joie et toute mon espérance pour le déroulement de ce IIIème Sommet tant attendu des Chefs d’État et de Gouvernement d’Amérique du Sud et d’Afrique.

Je regrette vraiment, du plus profond de mon être de ne pouvoir être présent physiquement parmi vous pour vous réitérer, par une sincère accolade, mon irrévocable engagement en faveur de l’unité de nos Peuples. Je suis présent, cependant, dans la personne du Chancelier de la République Bolivarienne du Vénézuéla, le camarade Elias Jaua Milano, à qui j’ai demandé de vous transmettre la plus vive expression de mon amour pour ces continents qui sont plus que frères, unis par de solides liens historiques et destinés à avancer ensemble vers leur rédemption pleine et absolue.

Je le dis du plus profond de ma conscience : l’Amérique du Sud et l’Afrique sont un même peuple. On réussit seulement à comprendre la profondeur de la réalité sociale et politique de notre continent dans les entrailles de l’immense territoire africain où, j’en suis sûr, l’humanité a pris naissance. De lui proviennent les codes et les éléments qui composent le syncrétisme culturel, musical et religieux de notre Amérique, créant une unité non seulement raciale entre nos peuples mais aussi spirituelle.

De la même manière, les empires du passé, coupables de l’enfermement et de l’assassinat de millions de filles et de fils de l’Afrique mère dans le but d’alimenter un système d’exploitation esclavagiste dans leurs colonies semèrent dans Notre Amérique le sang africain guerrier et combatif qui brûlait du feu que produit le désir de liberté. Cette semence a germé et notre terre a enfanté des hommes aussi grands que Toussaint Louverture, Alexandre Pétion, José Léonardo Chirino, Pedro Camejo parmi beaucoup d’autres, avec pour résultat, il y a plus de 200 ans, le début d’un processus indépendantiste, unioniste, anti-impérialiste et reconstructeur en Amérique Latine et caribéenne.

Ensuite, au XXème siècle, vinrent les luttes de l’Afrique pour la liberté, ses indépendances, contre ses nouvelles menaces néo-coloniales, Patrice Lumumba, Amilcar Cabral pour n’en citer que quelques-uns. Ceux qui, dans le passé nous ont conquis, aveuglés par leur soif de pouvoir, ne comprirent pas que le colonialisme barbare qu’ils nous imposaient deviendraient l’élément fondateur de nos premières indépendances. Ainsi, l’Amérique Latine et les Caraïbes partagent avec l’Afrique un passé d’oppression et d’esclavage. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes fils de nos libérateurs et de leurs hauts faits , nous pouvons dire, nous devons dire avec force et conviction, que nous unit aussi un présent de lutte indispensables pour la liberté et l’indépendance définitive de nos nations.

Je ne me lasserai pas de le redire, nous sommes un même peuple, nous avons l’obligation de nous rencontrer au-delà des discours formels dans une même volonté d’unité et ainsi unis, donner vie à l’équation qui devra s’appliquer dans la construction des conditions qui nous permettront de faire sortir nos peuples du labyrinthe dans lequel le colonialisme les a jetés et, par la suite, le capitalisme néo-libéral du XXème siècle.

Pour cela, je veux évoquer la mémoire de deux grands combattants pour la coopération sud-sud comme l’ont été les deux ex présidents du Brésil et de la Tanzanie, Luis Ignacio Lula da Silva et Julius Nyerere dont les apports et les efforts ont permis, en leur temps, la mise en place de magnifique forum pour une coopération solidaire et complémentaire comme l’est l’ASA (América del Sur/Africa).

Cependant, les temps que nous vivons nous obligent à consacrer nos plus profondes et urgentes réflexions à l’effort nécessaire pour transformer l’ASA en un véritable instrument générateur de souveraineté et de développement social, économique, politique et environnemental.

C’est sur nos continents que l’on trouve les ressources naturelles, politiques et historiques suffisantes, nécessaires, pour sauver la planète du chaos où elle a été conduite. Faisons que le sacrifice indépendantiste de nos ancêtres qui nous offre le jour d’aujourd’hui serve à unifier nos capacités pour transformer nos nations en un authentique pôle de pouvoir qui, pour le dire avec le père Libérateur Simon Bolivar, soit plus grand par sa liberté et sa gloire que par son extension et ses richesses.

Les paroles de cet immense général uruguayen José Gervasio Artigas résonnent toujours dans mon âme et dans ma conscience : “Nous ne pouvons rien attendre si ce n’est de nous-même”. Cette pensée si profonde renferme une grande vérité que nous devons assumer, j’en suis absolument convaincu.

Notre coopération sud-sud doit être un lien de travail authentique et permanent qui doit tourner toutes ses stratégies et ses plans de développement soutenable vers le sud, vers nos peuples.

Quoiqu’en aucune manière nous ne nions nos relations souveraines avec les puissances occidentales, nous devons nous rappeler que ce ne sont pas elles qui sont la source de la solution totale et définitive pour l’ensemble des problèmes de nos pays. Loin de l’être, quelques-unes d’entre elles appliquent une politique néo-coloniale qui menace la stabilité que nous avons commencé à renforcer sur nos continents.

Frères et sœurs, je voudrais rappeler pour ce IIIème Sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernements de l’ASA, l’esprit de fraternité, d’unionisme et de volonté qui a dirigé le déroulement de ce IIème merveilleux Sommet dans l’île de Margarita, au Vénézuéla, qui nous permit d’adopter unanimement les engagements de la Déclaration de Nueva Esparta. Je souhaite avec beaucoup de foi et d’espérance que nous puissions récupérer à Malabo l’impulsion et l’effort de ce moment extraordinaire pour notre processus d’unité, le Sommet de 2009, qui a montré autant par sa fréquentation massive que par la quantité et le contenu des accords atteints.

Depuis le Vénézuéla, renouvelons aujourd’hui notre plus ferme engagement dans le renforcement du Secrétariat Permanent de la Table Présidentielle Stratégique de l’ASA avec ses principales tâches et fonctions pour accélérer le rythme dans la consolidation de nos institutions et obtenir ainsi une plus grande efficacité dans notre travail conjoint.

Je regrette avec beaucoup de douleur et de peine que tout notre travail commencé formellement depuis 2006 ait été interrompu par les forces impérialistes qui prétendent encore dominer le monde. Ce n’est pas un hasard, je le dis et je l’assume pleinement, que depuis le Sommet de Margarita, le continent africain ait été victime des multiples interventions et des multiples attaques de la part des puissances occidentales.

Les nombreux bombardements et invasions impériaux empêchant toute possibilité de solution politique et pacifique aux conflits internes qui ont commencé dans diverses nations d’Afrique, ont eu comme objectif principaux de freiner le processus de consolidation de l’unité des peuples africains et, en conséquence, de miner les progrès de l’union de ces états avec les peuples latino-américains et caribéens.

La stratégie néo-coloniale a été, depuis le début du XIXème, de diviser les nations les plus vulnérables du monde pour les soumettre à des rapports de dépendance esclavagiste. C’est pour cela que le Vénézuéla s’est opposé, radicalement et depuis le début, à l’intervention militaire étrangère en Libye et c’est pour le même motif que le Vénézuéla réitère aujourd’hui son rejet le plus absolu de toute activité d’ingérence de l’OTAN.

Face à la menace extra-régionale pour empêcher l’avance et l’approfondissement de notre coopération sud-sud, je le dis avec Bolivar dans sa Lettre de Jamaïque de 1815 : “Union, union, union, cela doit être notre plus importante consigne”. Notre Gouvernement renouvelle, en ce IIIème Sommet de l’ ASA dans cette république sœur de Guinée Equatoriale, son absolue disposition à avancer dans le travail nécessaire pour consolider notre coopération dans les secteurs que j’ai personnellement proposées à notre dernier sommet, dans la belle île de Margarita. Energie, Education, Agriculture, Finances et Communication continuent d’être nos priorités et pour celles-ci, nous réitérons notre engagement pour avancer dans des initiatives concrètes comme Petrosur, l’Université des Peuples du Sud ou la Banque du Sud, pour ne citer que quelques exemples. Dans le secteur de la communication, nous proposons, depuis le Vénézuéla, que cet effort que nous avons réussi à mettre en place ensemble dans différents pays de l’Amérique du Sud, TeleSur, s’articule avec l’Afrique afin qu’il puisse accomplir depuis ces latitudes sa principale fonction : relier les peuples du monde entre eux et leur apporter la vérité et la réalité de nos pays.

Enfin, je veux renouveler à tous mon désir que les résultats projetés lors de ce IIIème Sommet ASA nous permette de transformer ce forum en un outil utile pour conquérir notre définitive indépendance en nous plaçant à la hauteur de l’exigence de l’époque et comme le dirait le Libérateur, le plus de bonheur possible pour nos peuples. Je suis un convaincu, simple et obstiné, nous réussirons à mener à bien cette cause que nos libérateurs et martyres nous ont transmise depuis des siècles. Nos millions de femmes et d’hommes présentés en sacrifice pour leur pleine et absolue liberté. Avec le père infini, notre Libérateur Simon Bolivar, je dis une fois de plus : “Nous devons attendre beaucoup du temps, son ventre immense contient plus d’espérance que de faits passés et les prodiges futurs doivent être supérieurs aux anciens”.

Marchons donc vers notre union et notre indépendance définitive. En paraphrasant Bolivar, je dis maintenant : “Formons une patrie,un continent, un seul peuple, à tout prix et tout le reste sera supportable”.

Vive l’union sud-américaine et africaine !
Vive l’ASA !
Jusqu’à la victoire toujours !
Nous vivrons et nous vaincrons !

Hugo Chavez Frias