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Pas de pétition pour Kokopelli, mais l'action !

Publié le mercredi 25 juillet 2012 (par Dominique)

Dominique Guillet a publié un article complémentaire à la suite du jugement scandaleux rendu par la cour de Justice,de L'Union Européenne.
Kokopelli ne baisse pas les bras, et continuera son travail de conservation.
La lucidité oblige aujourd'hui à prendre conscience que toutes les pétitions pour demander de préserver la VIE ne servent strictement à rien d'autre qu'à ficher très facilement tous les citoyens du monde qui disent haut et fort leur désaccord avec les politiques de destructions massives mises en œuvre par les gouvernements de la planète.



Les Pétitions :
les psychopathes prédateurs s'en torchent leur barbecul


Suite au jugement scandaleux de la Cour Européenne de Justice — qui prouve une fois de plus que ces institutions Européennes sont complètement corrompues et à la botte des banskters, du Cartel de la Chimie, des multinationales biocidaires et autres marionnettes politiques — certains amis de Kokopelli ont pensé qu'il était adéquat de relancer des énièmes pétitions pour la défense des semences libres.

Qu'il soit, donc, bien clair que l'Association Kokopelli ne cautionne, en aucune manière, la pétition lancée par Cyberacteurs et, cent mille fois moins, celle lancée par Avaaz. J'ai déjà exprimé — dans l'un de mes articles sur l'arnaque du réchauffement climatique anthropique — ce que je pensais de cette organisation bien ancrée dans la mouvance de l'opposition contrôlée et créée par Ricken Patel qui fut consultant pour l'ONU, la Fondation Rockefeller, la Fondation Bill Gates…

N'est-il pas évident, après tant d'années de lutte, que les pétitions, les psychopathes prédateurs s'en torchent leur barbecul sur leurs pelouses transgéniques ?

Le jugement de la Cour Européenne de Justice est totalement en phase avec les délires génocidaires de la clique criminelle du complexe militaro-industriel qui ruine les peuples par des dettes nationales générées ex-nihilo, fomente des guerres “libératrices”, détruit l'intégralité de la biosphère et assassine l'humanité.

Vandana Shiva — qui sera présente lors de notre Festival Kokopelli/Pachamama au Pérou — a récemment évoqué l'offensive généralisée des multinationales de l'agro-chimie dans les pays dits “émergents”. Aux USA, Monsanto et les multinationales biotechs, tentent de faire passer, au Congrès, un décret qui les mettrait au-dessus de toutes les lois. Quant à l'Europe, elle continue de se transformer en poubelle cancérigène sous l'assaut de l'agriculture toxique et du Cartel Nucléaire.

Et pour ne pas évoquer un sujet tabou — la contamination radioactive de toute la chaine alimentaire planétaire — une première ferme bio, en Oregon, selon l'expert nucléaire Arnie Gundersen, a fermé ses portes en raison de la contamination radioactive de ses sols. Et le Japon se meurt inexorablement de Fukushima, l'oubliée des médias à la solde de la mafia. Tout comme les citoyens de la côte ouest US, tout comme les peuples de la planète…, mourront inexorablement de Fukushima le jour où son réacteur 4 s'effondrera.

Très chères Amies et Amis de Kokopelli et de la Vie,
pensez-vous vraiment que nous allons neutraliser
les criminels psychopathes et prédateurs
avec de mignonnettes pétitions ?

Les Peuples de cette belle Planète,
notre Terre-Mère,
apprendront-ils un jour qu'une société
qui ne peut pas discerner et éliminer,
par tous les moyens possibles, la psychopathie, en son sein,
n'est tout simplement pas digne de survivre ?


Il est vrai que la Rage monte, que certains Peuples se réveillent (en Islande, les banquiers mafieux sont en prison) mais il ne reste que peu de temps. L'Humanité est dans une situation critique de légitime défense car les psychopathes dégénérés ont déclaré la guerre à la Vie — une guerre totale et terminale — et ils iront jusqu'au bout de leur démence meurtrière.

Quant à Kokopelli, ce n'est ni la Cour Européenne de Justice, ni le GNIS, ni Baumaux, ni la clique génocidaire qui s'est donné comme mission d'éradiquer la Vie de notre belle Planète, qui nous empêcheront de continuer notre travail de protection de la biodiversité alimentaire : un travail de 20 années dans le non-respect total de leur illégalité mortifère.


Dominique Guillet. Le 22 juillet 2012.

Kokopelli désavoué par la Cour de Justice de l'U.E.

Publié le mercredi 25 juillet 2012 (par Dominique)

Après une longue attente et au mépris de la Vie, finalement un jugement sans appel qui sonne le glas de la liberté, des semences de qualité, de tout ce qui concerne le vivant dans notre alimentation et notre santé.
Je site l'article de Kokopelli dans son intégralité.


La Biodiversité sacrifiée sur l'autel de la productivité
La Cour de Justice de l'Union Européenne désavoue
Kokopelli et son avocat général


La Cour de Justice, par sa décision rendue aujourd'hui dans l'affaire Kokopelli contre Baumaux, vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences.

Pourtant, le 19 janvier dernier, son Avocat Général nous donnait entièrement raison, en estimant que l'enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l'activité économique, de non-discrimination et de libre circulation des marchandises. (Voir ses conclusions)

Ce changement de cap absolu ne manque pas de nous surprendre et de nous interroger.

La Cour, aux termes d'une analyse étonnement superficielle de l'affaire, et d'une décision qui ressemble plus à un communiqué de presse qu'à un jugement de droit, justifie l'interdiction du commerce des semences de variétés anciennes par l'objectif, jugé supérieur, d'une “productivité agricole accrue” !

L'expression, utilisée 15 fois dans la décision de la Cour, consacre la toute puissance du paradigme productiviste. Ce même paradigme, qui avait présidé à la rédaction de la législation dans les années soixante, a donc encore toute sa place en 2012. La biodiversité peut donc être valablement sacrifiée sur l'autel de la productivité.

Cela fait 50 ans que cela dure et le fait que ce raisonnement nous ait déjà amenés a perdre plus de 75% de la biodiversité agricole européenne n'y change donc rien. (Voir les estimations de la FAO)

Si la Cour mentionne les dérogations supposément introduites par la Directive 2009/145 pour les “variétés de conservation”, son analyse s'arrête à la lecture des grands titres. Comment les juges n'ont-ils pas voulu voir que les conditions d'inscription des variétés de conservation, dans la réalité, étaient restées pratiquement identiques à celles du catalogue officiel normal [1] ? Le critère d'homogénéité, par exemple, particulièrement problématique pour les variétés anciennes, ne connaît aucune modération.

La Cour n'a-t-elle pas lu les témoignages de nos collègues européens, déjà confrontés à des inscriptions impossibles de leurs semences sur cette liste ?

Cette directive est un véritable leurre, que Kokopelli et tant d'autres organisations européennes ont déjà dénoncé, et ne vise pas à permettre la commercialisation des variétés anciennes ni même à conserver la biodiversité semencière.

De plus, cette biodiversité, qui a nourri les populations européennes pendant les siècles passés, est l'objet de la plus grande suspicion. La Cour va ainsi jusqu'a écrire, par deux fois, que la législation permet d'éviter “la mise en terre de semences potentiellement nuisibles&rlquo; !

Cette remarque est totalement erronée puisque, comme l'avait justement relevé l'Avocat Général, l'inscription au Catalogue ne vise pas à protéger les consommateurs contre un quelconque risque sanitaire ou environnemental, auquel la législation ne fait même pas référence !

Cette remarque, surtout, est choquante, quand on pense que les semences du Catalogue, enrobées des pesticides Cruiser, Gaucho et autres Régent, ou accompagnées de leur kit de chimie mortelle, empoisonnent la biosphère et les populations depuis plus de cinquante ans !

Le lobby semencier (European Seed Association), qui a pris le soin, pendant le cours de la procédure, de faire connaitre à la Cour son désaccord avec l'avis de l'Avocat Général, se réjouit, dans tous les cas, de cette totale convergence de vues avec la Cour. (V. son communiqué et sa lettre adressée à la Cour).

Nos adversaires directs dans cette procédure, c'est-à-dire la société Graines Baumaux, mais aussi la République Française, le Royaume d'Espagne, la Commission Européenne et le Conseil de l'UE, doivent également s'en frotter les mains.

Avec cette décision, les masques tombent : la Cour de l'Union Européenne est, elle aussi, au service de l'agriculture chimique mortifère et de son idéologie corruptrice.

Et Kokopelli, au contraire de tout ce qui a pu se lire ces derniers mois, n'a aucun intérêt convergent avec Monsanto et autres semenciers-chimistes. Ces craintes exprimées par certains n'étaient qu'élucubrations fantaisistes, voire malveillantes, à l'égard de l'association.

Mais tout cela se comprend par l'examen du contexte dans lequel prend place cette décision : en Europe, une réforme générale de la législation sur le commerce des semences est en cours. La procédure est placée sous le haut parrainage de l'industrie semencière. Les associations de sauvegarde de la biodiversité, petits producteurs, paysans et jardiniers passionnés, qui, à travers toute l'Europe, conservent clandestinement plus de variétés oubliées que tout ce que le catalogue des variétés appropriées n'en pourra jamais contenir, n'ont pas été invitées à la table des négociations…

Verra-t-on, dans ce cadre, le législateur européen redéfinir ses priorités ? Les semenciers veilleront à ce que cela ne soit pas le cas.

La France, dans ce cadre, joue un rôle particulier. Le Ministère de l'Agriculture a dépêché l'une des collaboratrices du GNIS [2], Mme Isabelle Clément-Nissou, auprès de la Commission Européenne (DG SANCO), afin de rédiger le projet de loi ! Mais les conflits d'intérêt, inadmissibles, ne semblent choquer personne au niveau des institutions européennes…

Ainsi, l'étau se resserre et les perspectives pour la biodiversité n'ont jamais été aussi sombres.

Et l'Association Kokopelli, qui depuis 20 ans veille avec passion à la préservation du patrimoine semencier européen, bien commun de tous, sans la moindre subvention publique, pourrait donc bien disparaître demain, car son activité, qui gêne l'une de nos sociétés commerciales les mieux installées, ne présente pas d'intérêt pour une “productivité agricole accrue”. Cette décision nous sidère, autant qu'elle nous indigne.

Plus que jamais, Kokopelli a besoin du soutien moral de la population. Car il n'est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité !

Nous en appelons également à notre gouvernement. La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu'elle transforme ses promesses en actes (en commençant par retirer son mandat à Mme CLEMENT-NISSOU) !

Kokopelli, le 13 juillet 2012.

[1] La directive 2009/145 prévoit que les critères de distinction et de stabilité sont laissés à la discrétion des Etats membres et que, par contre, “pour l'évaluation de l'homogénéité, la directive 2003/91/CE s'applique” : art. 4 §2

[2] Le GNIS représente les semenciers professionnels en France et dit officiellement “défendre les intérêts de la filière semence”. Voir son site Internet


Ce que nous voulons, sur le plan législatif et réglementaire :

Le Catalogue officiel actuel est le pré-carré exclusif des variétés protégées par des droits de propriété intellectuelle, hybride F1 non reproductibles. Qu'il le reste.

Nous voulons que les semences anciennes et nouvelles appartenant au domaine public et librement reproductibles sortent du champ d'application de la législation sur le commerce des semences.

Il n'existe pas de catalogue officiel obligatoire pour les clous et les boulons. Il n'y a pas de raison de soumettre les semences à une procédure préalable de mise sur le marché, comme les pesticides ou les médicaments, pour les cataloguer dans un registre.

Des objectifs de qualité et de loyauté dans les échanges commerciaux peuvent être aisément atteints par un règlement de base fixant des critères minimums en termes de qualité sanitaire, faculté germinative, pureté variétale et pureté spécifique.

Que demande la société Graines Baumaux ?

Notre adversaire devant la Cour d'Appel de Nancy demande la condamnation de Kokopelli à lui payer 100.000 euros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes les activités de l'association. Pour information, au 30 juin 2011 la société Baumaux avait un chiffre d'affaire annuel de 14 millions d'euros et un résultat net de 2 millions d'euros.


Les terres agricoles manquent gravement de biodiversité

Publié le mercredi 25 juillet 2012 (par Dominique)

Lydia et Claude Bourguignon étudient les sols agricoles depuis des années en France comme à l'étranger.

Grâce aux nombreux prélèvements et analyses auxquelles ils procèdent, ils peuvent juger d'un appauvrissement dramatique des vers de terre et autres insectes qui ont une part très importante dans la qualité des sols.

Toute cette faune minuscule participe de l'aération, de la vitalité des sols, mais aussi de tout un écho-système puisqu'en plus de vivifier les sols, elle régule l'équilibre de la faune locale car elle nourrit non seulement les sols mais aussi les oiseaux…

Un citadin regarde ce monde des insectes avec dégoût parce qu'il ne le connait pas et en ignore le rôle.

Malheureusement Claude et Lydia déplorent aujourd'hui d'avoir de moins en moins d'impact sur le monde agricole, au point d'envisager de cesser leur activité.

Pour plus d'informations sur leurs travaux ces deux articles sur le net :
  1. le couple Bourguignon envisage de cesser son activité
  2. Les vers de terre ont disparu

Et cette vidéo où vous les retrouverez dans leur laboratoire :

Etat d'urgence à Cajamarca, au Pérou

Publié le mercredi 25 juillet 2012 (par Dominique)

Ollanta Humala, le président du Pérou élu en 2011, avait revendiqué lors de son investiture un nouveau socialisme, avec des objectifs comme :
  • la nationalisation des principales ressources du pays (gaz, mines, pétrole…),
  • la volonté de réduire considérablement la mainmise de l'oligarchie et des entrepreneurs nord-américains, israéliens et chiliens,
  • le projet de la mise en place d'une nouvelle constitution.

Il avait aussi promis de protéger les citoyens des nombreux effets négatifs de l'industrie minière très présente sur le territoire péruvien.

Le gouvernement d'Ollanta Humala a autorisé la mise en œuvre du projet Conga autorisant l'entreprise Minera Yanacocha de procéder à une extension de sa mine en bafouant les droits fondamentaux garantis aux populations par la Constitution péruvienne, à savoir qu'elle donne le droit au peuple péruvien de décider de son avenir.

Les évènements violents et les affrontements avec les forces de l'ordre récurants depuis plusieurs mois dans la province de Cajamarca, au nord du pays, montrent que ce président ne tient pas ses promesses.

La population, très consciente des dégâts environnementaux dû à l'exploitation minière, réclame un référendum sur ce projet depuis décembre 2011 sans résultats.
Devant le refus de la part du gouvernement elle s'est mise en grève générale depuis le 31 mai 2012.

L'extension des activités minières provoquera le tarissement de quatre grands lacs, privera la population de son eau à Cajamarca et encore plus grave empoisonnera les nappes phréatiques au cyanure et aux métaux lourds. Les conséquences pour la régions sont dramatiques.

Le président Ollanta Humala a décrété ces derniers jours l'état d'urgence dans les trois provinces de Cajamarca, Celendín et Hualgayoc. Les manifestants pacifiques ont été réprimé avec une grande violence : cinq personnes, dont deux mineures (moins de 18 ans) ont été abattues par les policiers, on déplore parallèlement de nombreux blessés graves et des arrestations arbitraires.

Lors des affrontements Marco Arana, un activiste très connu pour la protection de l'environnement et le respect des droits de l'homme, qui de plus a toujours milité pour ses idéaux de manière pacifique, a été grièvement blessé lors de son arrestation.

Les gens descendent dans la rue, par familles entières : femmes, enfants, personnes âgées, surtout les catégories les plus pauvres car la situation est devenue intolérable.
Ils n'ont accès à l'eau que deux heures par jour et dans certains quartiers, l'eau fait défaut des semaines pendant des semaines, ce qui rend la vie impossible, et touche aussi le tourisme qui a un rôle économique important dans cette région.

Comme quoi l'élection d'un Andin issu d'une fratrie de 7 enfants à la tête d'un pays, ne suffit pas à garantir la préservation des droits fondamentaux d'une population !!